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Agression de Aristide BOYELA : UNPC et MEPAD lèvent le ton.

Agression de Aristide BOYELA : UNPC et MEPAD lèvent le ton.

Trois jours après l’agression de Aristide BOYELA de la Radio Télévision Nationale Congolaise, Antenne de Kisangani, l’UNPC, Union Nationale de la Presse du Congo, Province Orientale, qualifie cet acte d’intolérance envers la presse et estime que cette situation inquiète surtout en cette période pré – électorale. Cette structure d’autorégulation pense qu’il y a lieu de lancer une campagne de sensibilisation sur le rôle, le fonctionnement et l’organisation de la presse pour que le public comprenne que le journaliste rend un service public et non un public privé. L’UNPC Province Orientale demande aux journalistes de ne pas baisser les bras et d’exercer leur métier dans le respect des normes et dans le respect de l’éthique et de la déontologie journalistique.

Le Président de l’ONG MEPAD, Médias pour la Paix et la Démocratie, une structure qui milite pour la sécurité des journalistes, n’est pas resté insensible. Il condamne avec la dernière énergie l’agression du journaliste Aristide BOYELA. Ernest MUKULI estime qu’il devient très difficile de pratiquer le journalisme en cette période à Kisangani. Ce dernier qualifie cet acte d’atteinte à la liberté de la presse.

« J’ai suivi ce qui est arrivé à notre confrère Aristide BOYELA. Peut être que l’opinion ne le sait pas. On lui a administré deux coups de poings violents au niveau de la nique. Le monsieur qui l’a agressé lui a dit que – c’est toi qui a reçu le Maire de la ville et qu’à cette occasion il a interdit la manifestation de la LUCHA -. C’est un monsieur qui est mal intentionné et qui s’est attaqué au journaliste à cause de son travail. C’est une agression physique et c’est une atteinte à la liberté de la presse », a t il déclaré au cours d’une interview.

Aristide BOYELA a été agressé lundi 3 septembre aux environs de 20 heures vers l’école NEEMA située dans la commune Makiso. Ce dernier, qui revenait de son travail, s’est vu tabassé par un inconnu. Selon Aristide BOYELA, son agresseur lui reproche d’avoir reçu le maire de la ville au cours du journal parlé de lundi matin.

Depuis le début de cette année, près de cinq journalistes de la ville de Kisangani ont subi des agressions physiques dans le cadre de l’exercice de leur métier.

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