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Bas-Uélé : Le pouvoir coutumier doit reprendre son estime dans la société (Gouverneur NZANZA).

Bas-Uélé : Le pouvoir coutumier doit reprendre son estime dans la société (Gouverneur NZANZA).


Depuis que le Bas – Uélé est devenu une province, les chefs coutumiers sont dans l’obsolescence nous voulue par les gouverneurs qui se sont succédés ”, insinue l’un des chefs coutumiers le mardi 19 juillet en la salle des réunions du cabinet du gouverneur de la province du Bas-Uélé à Buta (360 km au Nord de Kisangani). Cette crise des valeurs traditionnelles qui est parmi les principaux maux qui, non seulement, minent l’unité et la cohésion dans le Bas-Uélé, mais aussi hypothèquent son développement intégral, harmonieux et durable. “Mon père me disait quand on voyageait qu’un vrai chef coutumier est sacré. Nous devons toujours signaler notre passage dans son entité”. C’est à travers ces bons souvenirs que le Gouverneur de la province du Bas-Uélé, NZANZA Bombiti Jean Robert a fait son introduction dans les échanges avec l’autorité traditionnelle au cours des consultations qu’il tient depuis le début de la semaine.

Le chef coutumier a un pouvoir protecteur sur son entité et sa population. Toute personne qui a une parcelle de l’autorité, elle la tire du pouvoir coutumier, reconnaît le gouverneur NZANZA qui compte sur eux pour poser les fondations de tout projet de développement. Les chefs traditionnels ne peuvent plus continuer à être dépourvu de leur réel pouvoir coutumier et celui de booster le développement. Le professeur Nzanza les a invités pour ce faire à rester aux côtés de leurs populations au village.

Bas-Uélé avait sa formule de développement

L’Autorité est une et indivisible. Le pouvoir du président de la république tire ses sources de l’autorité Coutumière. C’est pourquoi, le gouverneur NZANZA a, lors de son premier meeting populaire au stade Monzikatebe, le lundi 18 juillet 2022, demandé à tout le monde de respecter le pouvoir coutumier sur qui commence tout pouvoir dans ce pays. Elles sont des personnes à qui on doit du respect.

« Je demande à chacun de revenir aux respectueuses habitudes envers nos chefs coutumiers tel que Dieu leur a confié et que actuellement le chef de l’Etat accorde beaucoup de considérations à ces gardiens de nos traditions ».

Le Gouverneur Nzanza a attiré l’attention de l’assistance sur le caractère tout à fait particulier de histoire de Bas-Uélé où les choses marchaient bien. Outre le fait qu’elle regorge plus des chefferies que des secteurs( 42 chefferies et 8 secteurs), une particularité parmi les autres provinces de la RDC,

« le belge a trouvé de l’ordre qui régnait grâce à une solide organisation de la société imprimée par les chefs coutumiers à leurs sujets ; nulle part ailleurs », se réjouit le nouveau locataire du cabinet du Bas-Uélé. Pour le professeur Nzanza Bombiti, il existe aujourd’hui des provinces de la RDC qui cherchent des projets pour se développer.

« Le Bas-Uélé a déjà sa formule qui avait eu des bons resultats, notamment dans les cultures pérennes avec le concours du paysannat », croit dur comme fer, ce professeur des universités et docteur en agronomie, qui fonde la réussite de son programme du gouvernement sur le concours des autorités coutumières.
Le projet du président de la république pour le développement de 145 territoires est le modèle par excellence pour le développement des milieux à partir de la base notamment les chefferies et secteurs.

Foyer miniers producteurs agricoles

« J’aime que ça bouge de partout », souhaite le gouverneur Nzanza qui annonce l’institution des prix pour l’émulation des chefs coutumiers dans le cadre de production agricole et même des autres réalisations en faveur du développement à la base.

« La formule pour développer le Bas-Uélé a été déjà proposé par nos parents et nos grands-parents. Retournons au travail. Revenons seulement à la formule qu’ont utilisé nos arrières parents », lance cet appel, le gouverneur agronome Nzanza Bombiti qui place l’agriculture comme priorité des priorités, bien que les autres secteurs de vie seront prises en compte.

« Même dans les foyers miniers, j’aime qu’on puisse reprendre et intensifier les productions agricoles pour répondre à la demande locale et parvenir à fournir à manger les autres provinces », ambitionne le tout nouveau gouverneur du Bas-Uélé. Il a fait savoir à la cinquantaine des chefs coutumiers que le président de la république a une parfaite maîtrise de l’histoire et de la situation du Bas-Uélé.

« Le père de la nation nous invite à nous investir pour que le Bas-Uélé arrive à rehausser ses productions. Dieu nous a offert une province disposant d’importantes ressources naturelles ».


Le professeur NZANZA débute son mandat dans le strict respect des textes et lois de la RD Congo. Le cas de la loi N° 15/015 du 25 aout 2015 fixant le statut des chefs coutumiers. Cette loi confirme le droit des pouvoirs publics de reconnaitre le chef coutumier et son autorité pour être consulté. Le gouverneur NZANZA réaffirme sa volonté de mettre en place une commission consultative permenante avec les chefs coutumiers pour non seulemenrt le règlement des conflits coutumiers, comme exige la loi, mais également pour planifier et évaluer les projets et initiatives de développement à la Base tel que prône le president de la République démocratique du Congo, dans son programme de développement de 145 territoires.

Une batterie des propositions a été soulevée par les gardiens de la tradition du Bas-Uélé pour préserver le pouvoir coutumier qui a perdu tout estime et tout son impact.

La politique et la modernité tuent à petit feu le pouvoir coutumier”, souffle un chef coutumier au sortir de la rencontre avec le nouveau gouverneur du Bas-Uélé.

La Rédaction

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