La cour d’appel de la Tshopo appelé à dire le droit ce lundi 16 mai suite aux deux contestations des résultats de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneur introduites par deux candidats à cette élection.
Il s’agit de Pichou Liete candidat malheureux au premier tour avec zéro voix ; et de Madeleine Nikomba arrivé au deuxième tour et ayant obtenu 14 voix ex aequo avec son challenger Tony Kapalata. Ce sont
des enjeux de tous les enjeux.
Selon plusieurs indiscrétions, ce contentieux électoral tourne autour de l’honorable Jean-Marie Ngandi suppléant de l’honorable Pierre Litema qui a pu participé au vote alors que son titulaire devait regagner l’hémicycle après l’ordonnance rendue par la cour d’appel en matière de référé-liberté.
Pour certains analystes, le vote du suppléant non accrédité selon cette thèse, n’a pas d’effet significatif sur le premier tour du scrutin.
A en croire ces analystes, aucun candidat n’atteindrait la majorité absolue requise par la loi pour être déclaré élu gouverneur dès le premier tour.
Et de poursuivre, si la cour d’appel venait à ordonner l’annulation, c’est le deuxième tour qui doit être incriminé.
L’incertitude plane sur cette affaire !
Certaines personnes craignent d’assister à un revirement spectaculaire dans le chef de la cour administrative d’appel au premier degré ou du conseil d’Etat au second degré.
Du moins, plusieurs analystes pensent que la jurisprudence en cette matière sous examen conseillerait l’annulation de ce scrutin.
Pour rappel, le président de l’assemblée provinciale de la Tshopo s’était opposé à l’ordonnance de la cour d’appel réhabilitant le député provincial Jean Pierre Litema comme député provincial après sa démission au sein du gouvernement provincial démissionnaire et ce, un mois avant la date de l’élection du gouverneur et vice-gouverneur.
Ce refus du président de l’organe délibérant de la Tshopo d’exécuter ladite ordonnance, donne à ce jour de la matière aux candidats lésés par ce scrutin.
Que dira la cour d’appel de la Tshopo en cette matière ? Quelle réponse donner à cette préoccupation ?
Jean Claude Fundi