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Justice : Grève des magistrats, le Groupe LOTUS demande aux autorités congolaises d’entamer un dialogue ouvert et francs avec les magistrats.

Justice : Grève des magistrats, le Groupe LOTUS demande aux autorités congolaises d’entamer un dialogue ouvert et francs avec les magistrats.

Le Groupe LOTUS, organisation des droits humains basée à Kisangani,  appelle les autorités congolaises à dialoguer avec les magistrats pour trouver des solutions immédiats à leurs revendications afin de mettre fin à leur grève. Dans un communiqué rendu public le mardi 20 août 2019 au cours d’un point de presse à son siège animé par son président Dismas KITENGE, le Groupe  LOTUS pense que cet état des choses porte  gravement atteinte au droit à l’accès à la justice et met l’Etat de droit en péril non seulement dans la province de la Tshopo mais aussi dans toute la République Démocratique du Congo.

Selon  le même communiqué, les conséquences néfastes de cette grève sur les justiciables et la bonne administration de la justice dans la province de la Tshopo sont nombreuses. Tous les dossiers en instruction au niveau des parquets et des tribunaux sont bloqués. Le Groupe LOTUS estime que  plus de cent dossiers sont en souffrance au niveau du Tribunal de Grande Instance sans compter les dossiers des détenus préventifs en instruction au parquet.

Le Groupe  LOTUS pense,  à l’ouverture du Conseil Supérieur de la Magistrature ce 20 août 2019, qu’il est urgent que les autorités congolaises au niveau national ainsi que les autorités provinciales engagent un dialogue ouvert et francs avec les syndicats des magistrats afin de résoudre cette crise et de mettre fin à cette grève qui met l’Etat de droit en péril.  Le Groupe LOTUS pense aussi qu’il est impérieux que les autorités congolaises ne puissent pas violer les droits des magistrats à réclamer les conditions meilleures de leur travail ni n’utilisent les méthodes d’intimidation, des menaces et des représailles contre les représentants du corps des magistrats et de meurs délégués syndicats.

C’est depuis le 29 juillet 2019  que les magistrats de plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo ont entamé une grève sèche pour réclamer la stricte application du nouveau barème salarial publié par le Premier Président de la Cour Constitutionnelle et transmis au Ministre du Budget pour application depuis le mois d’avril 2019. D’après ce nouveau barème, le magistrat le moins gradé devrait toucher 2.790.000 francs congolais, soit 1.690 dollars américains.

Dans la province de la Tshopo, cette grève entame sa quatrième semaine et les magistrats n’entendent pas la lever avant la réponse du Président de la République au mémorandum lui adressé.

 

MB