Actualités

Kisangani : des recrues abandonnées, la lucha monte au créneau et dénonce.

Kisangani : des recrues abandonnées, la lucha monte au créneau et dénonce.

Kisangani abrite deux grands centres de formation militaire et policière. L’un est situé à la rive gauche du fleuve Congo dans la commune de Lubunga dénomé camp Lukusa et l’autre à la rive droite de la rivière Tshopo dans la commune qui porte le même nom, communément appelé camp Kapalata.

Depuis un certain temps, des recrues au sein de FARDC sillonnent les communes de la ville de Kisangani à la recherche de survie.
Une situation qui ne laisse pas indifférent le mouvement citoyen lutte pour le changement Kisangani.

Dans un point de presse tenu ce mardi 22 décembre, ce mouvement citoyen prodémocratie, qui se dit indigné de cette situation, craint que ces vaillants compatriotes qui ont pourtant courageusement choisi de servir le pays sous le drapeau ne se transforment en une bombe à retardement pour la paix et la sécurité dans la ville de Kisangani et ses environs.

A en croire le mouvement citoyen lutte pour le changement, ses soldats de deuxième classe estimé à 3 500 hommes au centre de formation camp Lukusa ont complètement terminé leur formation.

Au travers ses investigations, la lucha constate les faits ci-après :

  • Le centre de formation Camp Lukusa a connu plusieurs fois des ruptures de provision pendant la période de confinement, lesquelles ont poussé les éléments venus de différentes provinces du pays, de sortir du centre pour rechercher par tous les moyens possibles les produits de première nécessité ;
  • Depuis le 01 décembre 2020 jusqu’à ce jour le centre de formation camp Lukusa est en rupture totale de provision et ne dispose d’aucun stock en vivre ;
  • Les officiers militaires commis à l’instruction et à l’encadrement de ses recrues n’ont pas touché leur prime depuis le mois de janvier 2020.

Eu égard à ce qui précède, le mouvement citoyen lutte pour le changement dresse quelques recommandations en ces termes :
° au gouvernement de la République de reprendre ses responsabilités en apportant des réponses urgentes et conjoncturelles aux questions de prise en charge sociale et sanitaire des soldats de deuxième classe du centre de formation du camp Lukusa ;
° au gouvernement provincial de la province de la Tshopo de monter une commission de crise pour statuer sur des mécanismes conjoncturels à prendre dans la mesure de ses moyens que de fermer les yeux sur une situation qui risquerait d’embraser la paix et la sécurité en cas de pourrissement de la situation ;
° enfin au commandement général des écoles militaires de l’Etat-major général ainsi que tous les autres services militaires concernés, de planifier un programme de déploiement et affectation de ces éléments qui ont épuisé leur formation.

Il convient de noter que le gouvernement de la République démocratique du Congo s’est lancé dans le processus de renforcer les équipes des forces armées en lançant un programme de formation de base aux bénéfices de nouvelles recrues dans certaines villes du pays.

La rédaction.