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Kisangani : La Lucha accorde sept jours au Directeur de la SNEL pour rétablir le courant dans la ville.

Kisangani : La Lucha accorde sept jours au Directeur de la SNEL pour rétablir le courant dans la ville.

Sept jours et pas plus, c’est le délais que la lucha, lutte pour le changement, accorde au Directeur Provincial de la SNEL pour rétablir le courant dans la ville de Kisangani. Dépassé ce délais, ce mouvement citoyen promet de mener une sensibilisation sans précédent pour oragniser une marche pacifique de grande envergure devant conduire à la démission du directeur provincial de la SNEL pour incompétence avérée.

La Lucha a lancé cet ultimatum ce samedi 18 janvier à travers la lecture d’une lettre adressée au directeur provincial de la SNEL, devant la presse.

Pour la lucha, c’est depuis quelques semaines que la ville de Kisangani est plongée dans le noir. Cette situation rend les conditions de vie des Boyomais et boyomaises plus difficile voire invivables. Selon cette lettre, les prix des denrées alimentaires ont pris de l’ascenseur, l’eau aux robinets ne coule plus, les morgues sont à l’arrêt, l’eau fraiche est  introuvable, les bureautiques sont fermées…

La Lucha pense que ce calvaire auquel la SNEL  a contraint les Boyomais semble visiblement ne pas affecter le numéro de la SNEL,  moins encore les autorités provinciales dont l’indifférence énerve plus d’un.

Citant le dernier communiqué de la SNEL annonçant la coupure d’électricité, la Lucha, le qualifiant  de tardif et de creux, pense que la raison évoquée  ne tient pas debout et met à nue l’incompétence du directeur de la SNEL. En effet, le communiqué de la SNEL faisait allusion à deux de trois groupes qui fonctionnaient jusque là et qui sont  tombées  en panne.

La lucha ne comprend pas pourquoi la minime quantité du courant qui est produit actuellement, est canalisé vers  la Bralima au lieu de la Regideso. Ce seul constat, selon la lucha, voudrait dire que le Directeur de la SNEL pense que les Boyomais ont plus besoin de la bière que de l’eau.

La Lucha s’insurge également contre le fait que la petite quantité qui reste après avoir desservi la bralima, est envoyé aux autorités au détriment de la population  alors que ces autorités ont suffisament des moyens pour alimenter leurs groupes électrogènes.

La lucha rappelle que la SNEL est un service public et en tant que tel, elle doit respecter les principes de la continuité des services publics et celui de l’accès de tous les citoyens à ceux-ci. Autrement dit, lorsque les machines tombent en panne, la SNEL doit trouver des alternatives au nom de ces principes sacrés.

Ce qui énerve encore plus, pense la Lucha,  c’est le fait qu’au lieu de réparer ces machines, la SNEL procéde toujours par des bricolages qui conduisent à un cycle infernal des pannes. Ce que la Lucha qualifie tout simplement d’amateurisme.

La Lucha conclut que la situation actuelle est très préoccupante et nécessite des mesures urgentissimes. Au lieu que la SNEL donne des justifications insensées voir déprouvues de tout humanisme, il serait mieux de refléchir autrement.

La Rédaction.