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KISANGANI : UNIKIS : Grève ou non ? Les avis semblent partagés.

KISANGANI : UNIKIS : Grève ou non ? Les avis semblent partagés.

Le mouvement de grève lancé vendredi 9 novembre par l’association des professeurs de l’université de Kisangani est perçu différemment par le corps académique de cet alma mater. Une ambiance inhabituelle a été vécue le lundi 12 novembre au campus central de l’université de Kisangani où près de cinq facultés  ont fonctionné normalement. Il s’agit des facultés de sciences sociales administratives et politiques, économie et science de gestion, faculté des lettres et des sciences humaines, du droit ainsi que l’école supérieure de l’hôtellerie et de tourisme. Ici, les étudiants de quelques auditoires de la faculté de droit et des lettres et sciences humaines ont pu étudié. En ces facultés, on parlera de boycott de la grève par certains enseignants comme souligne le professeur Jacques LOFEMBA :

« …   Je trouve que ne pas enseigner les étudiants, c’est les pénaliser injustement… La grève qu’un groupe de professeurs de l’université aurait déclenché…  Ils revendiquent dans leur cahier de charge ; -l’élection de nouvelles autorités académiques, -le trop perçu dans l’octroi des véhicules donnés aux professeurs et la mécanisation totale des professeurs qui ne sont pas encore payés à leur grade… Mais moi je me dis que toutes ces revendications sont des revendications qui tiennent beaucoup et sont légitimes, mais notre employeur c’est l’Etat congolais. Les étudiants n’ont rien à faire avec ces revendications. Alors pourquoi les punir et ne pas les encadrer. Les pénaliser injustement ? », se demande t-il

Pourtant, dans d’autres facultés, les choses n’ont pas fonctionné normalement par l’absence des étudiants mais aussi de certains enseignants. Selon le professeur Jean Pierre LIFOLI, le mouvement de grève lancé par l’association des professeurs de l’UNIKIS ainsi que la réclamation des étudiants du taux à payer pour les frais académique est à l’origine de cette confusion.

« …Par exemple ici à la Faculté des Sciences Sociales Administratives et Politiques c’est difficile d’expliquer par ce qu’on ne sait pas, quel mouvement a le dessus sur l’autre, certainement on a entendu dire qu’il y a un mouvement de grève lancé par l’association de professeurs et parallèlement un autre mouvement a été lancé  par les étudiants. Alors il y a coïncidence de deux mouvements qui plongent les gens dans une confusion… Est ce que tous les professeurs ont adhéré à ce mot d’ordre de grève. Est ce que tous les étudiants sont disposé à suivre le cours aujourd’hui ? Nous avions eu des entretiens avec quelques étudiants qui ont fait en sorte que certains étudiants sont venus suivre les cours et leurs collègues ont dit non car ils doivent encore tenir à certaines revendications … », a-t-il constaté

Quelques étudiants rencontrés au Campus central expriment leur mécontentement suite à ce mouvement de grève. Ces étudiants pensent qu’au regard du droit administratif, la grève est garantie par la loi, mais tout le monde n’est pas obligé de suivre le mot d’ordre de grève donné par les enseignants. Pour eux, x’est un droit individuel. Ils pensent aussi que chaque enseignant est libre d’enseigner ou pas.

Le mouvement de grève a été déclenché depuis le vendredi 09 novembre à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire de l’association des professeurs de l’université de Kisangani, APUKIS. Ces derniers revendiquent, entre autre, la mécanisation au grade de nouveaux professeurs et docteurs qui ne sont pas payés à leurs grades actuels, l’élection des membres du comité de gestion mais aussi le trop perçu dans l’octroi des véhicules.

 

 

 

 

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