Paroles fortes, interrogation percutante. Le jeune leader et philanthrope Guy Ramy Lonia Otenga pose une question qui dérange, mais qu’il fallait poser: « Les autres ont un plan pour la Tshopo. Et nous, Tshopolais, avons-nous un plan pour nous-mêmes ?« 

Cette interrogation, bien plus qu’un simple questionnement, est un cri de conscience. Il met à nu un malaise profond qui ronge la province de la Tshopo: l’absence de vision collective et l’acharnement des fils du terroir contre leurs propres bâtisseurs. Pendant que des figures nationales comme Modeste Bahati Lukwebo, Guy Loando, Vital Kamerhe ou encore Muhindo Nzangi élaborent, chacun à sa manière, des stratégies pour accompagner ou influencer le développement de la Tshopo, les Tshopolais eux-mêmes semblent s’embourber dans des luttes intestines destructrices, où la haine, les calomnies et les manipulations prennent le pas sur l’intelligence collective.

Un plan d’autodestruction ?

Dans sa réflexion, Guy Ramy dénonce une jeunesse manipulée, utilisée comme bras armé numérique pour détruire toute voix qui s’élève ou qui tente d’initier un changement. Des mercenaires de la toile, prêts à démolir toute ambition locale pour quelques mégabytes ou quelques bouteilles de bière. Une tragédie silencieuse où les rêves des uns sont broyés par les frustrations des autres, sans autre logique que celle de la jalousie ou de la récupération politique.

Ce climat de suspicion permanente et de sabotage systématique ne peut que plonger la province dans la régression. Car aucune communauté ne se développe dans la division, la haine et la guerre entre frères. Aucune.

Où est le plan des Tshopolais ?

La question essentielle reste posée: Avons-nous, Tshopolais, un projet pour notre propre développement ? Un projet de société, une vision commune, une volonté de bâtir sur nos forces, de guérir nos blessures, de dépasser les egos et d’avancer ensemble ?

Il est temps de changer de paradigme. Il est temps que la jeunesse tshopolaise, au lieu d’être l’instrument de destruction, devienne la locomotive du renouveau. Le moment est venu de dire non à la manipulation, non aux querelles de positionnement, et oui à un projet de développement endogène, réfléchi et porté par les fils et filles de la province.

Pour une Tshopo unie et debout

Guy Ramy Lonia Otenga nous tend un miroir. Ce que nous y voyons fait mal, mais c’est la vérité. Et parfois, il faut regarder la vérité en face pour commencer à guérir.

La Tshopo a du potentiel. Elle a des ressources, des intelligences, des leaders. Mais sans unité, sans vision partagée, et sans respect mutuel, tout cela ne servira à rien.

Alors, que chacun s’interroge: suis-je le bâtisseur ou le fossoyeur de ma propre province ? Est-ce que je contribue au progrès ou à l’échec collectif ?

Le vrai plan pour la Tshopo commence par cette prise de conscience. Et elle commence aujourd’hui.

Rédaction

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