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MEDIA / Hommage : José Landu Lusala Khasa, journaliste et fermier

MEDIA / Hommage : José Landu Lusala Khasa, journaliste et fermier

 

Un hommage signé par Jean Pierre Eale Ikabe.

La mort c’est le crépuscule de ce jour appelé vie. Avec elle point de rendez-vous et agit tel cet épervier qui fonce sur sa proie préalablement identifiée. Elle a encore frappé… La nouvelle du décès à 82 ans de José Landu Lusala Khasa est tombée comme un couperet ce matin faisant le tour des réseaux sociaux par lesquels personnellement je l’ai apprise.

Et par réflexe, j’ai convoqué une fois de plus mémoire pour puiser dans un coin marqué « archives » et en sortir ce qui suit en remontant le parcours de cet ancien envoyé spécial de la Voix du Zaïre (radio et télé) auprès de la présidence de la République sous le maréchal Mobutu Sese Seko dès 1977.

Auparavant, il fut tour à tour attaché de presse de quelques ministères. Entre 1967 et 1968, il quitte le pays pour une formation en journalisme en France puis bénéficie des stages de formation notamment à Bruxelles (RTBF) et à Londres (BBC).

De retour au pays, il est engagé à la radio nationale et rapidement il monte secrétaire de rédaction du journal parlé. En 1971, il est nommé directeur de la Renapec, c’est au sein de cette régie de production que je fais sa connaissance.

Son ascension se poursuit et pratiquement plus rien ne semble l’arrêter : ses états de service plaident pour lui. Ensuite, José Landu prend les commandes de l’OZRT (Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision) et trois ans plus tard, le voilà qui atterrit à l’AZAP (Agence Zaïre presse) où il restera 13 ans (un record).

Après une éclipse de 6 ans sur l’espace médiatique, il y revient en 2003 en qualité de directeur de cabinet du ministre de la Presse et Information.

Depuis son départ de ce ministère, il avait pris sa retraite pour s’occuper entièrement de sa ferme et autres activités champêtres qui étaient déjà son passe-temps favori où il ne se rendait, à l’époque, que les week-ends ou jours fériés.

Avec sa disparition, la RDC vient à nouveau de perdre un grand de la profession.

La rédaction.