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POLITIQUE : Etat de la Nation, un journaliste nous livre ses impressions.

POLITIQUE : Etat de la Nation, un journaliste nous livre ses impressions.

Le discours sur l’état de la Nation prononcé par le Chef de l’Etat Felix Antoine TSHISEKEDI le vendredi 13 décembre 2019, n’a pas laissé la crème intellectuelle indifférente.

Joseph BASSAY est journaliste et Directeur de la Radio et Télévision BONDEKO d’Isangi, RTBI, en territoire d’Isangi dans la Province de la Tshopo. Il est acteur de la société civile congolaise passionné du mouvement panafricaniste des jeunes générations. Comme des milliers d’autres africains, il pense  que le salut de ce continent doit être le fruit de nos efforts (africains) et qu’il est temps d’agir. Il a comme devise « l’homme n’est homme que quand il assume ses responsabilités« .

Joseph BASSAY nous livre ses impressions à travers les lignes qui suivent.

1. Le retour aux élections à deux tours, oui mais avec une CENI, Commission Electorale Nationale Indépendante, digne de fois et la justice réellement indépendante. Pour moi, nous voulons des animateurs crédibles à la tête de la CENI. Moi, je propose Denis MUKWENGE. Il y a aussi d’autres congolais dignes de confiance et dotés d’une personnalité (un homme de caractère) ainsi qu’un système électoral crédible.

Ma suggestion : Que les témoins des partis politiques et les observateurs participent activement à la centralisation des résultats au centre national de traitement. En tout cas en ce siècle, il n’est pas acceptable que des doutes sérieux planent après chaque cycle électoral sur la sincérité des résultats entamant ainsi la légitimité des animateurs des institutions politiques. Nous sommes là en train de pécher contre la constitution qui a pensé que les crises multiformes qu’a connu notre pays depuis 1960 sont dues entre autre à l’absence de la légitimité et des institutions et de leurs animateurs. Le pire des scrutins est celui de Décembre 2018 où la plupart des postes électifs ont semblé bénéficier des nominations de la CENI. Quelle leçon  donnons – nous  à nos enfants. A tort ou à raison, ces jeunes ne croient-ils pas que la tricherie, l’escroquerie à grande échelle et autres anti valeurs sont les moyens d’accès au pouvoir ? Comment une nation aussi misérable que la notre peut elle se permettre de financer à plus d’1 milliard de dollars une telle entreprise (soit disant élection) ?.

2. Election des gouverneurs aux suffrages universel directs. Nous saluons le fait que les dirigeants actuels commencent à adhérer du moins théoriquement à notre combat. Les actes de corruption à ciel ouvert qui accompagnent les élections au second degré chez nous dépassent toute imagination. Mais je propose que des réflexions profondes soient engagées pour un modèle de gouvernance politique pacifique qui ne laisse pas aux gouverneurs le champ libre dans les provinces.

3. Quant aux motions contre certains exécutifs provinciaux, je ne partage pas les blâmes du président contre les assemblées provinciales uniquement. Cette attitude donne l’impression que le chef de l’Etat prend partie et présente les gouverneurs comme des saints. Nous sommes dans les provinces et nous voyons comment certains exécutifs provinciaux veulent échapper au contrôle de l’organe délibérant de la province. Les gouverneurs ont été élus par les députés provinciaux quoi de plus normal qu’ils rendent compte à ceux ci. Je suis aussi conscient que les assemblées provinciales devront se limiter à leurs prérogatives légales pour épargner les provinces des crises institutionnelles inutiles et improductives. Et donc en bon père de famille, le président de la république ferait oeuvre utile en blâmant les deux parties (gouverneurs et assemblées provinciales).