RDC/Kisangani : Marche contre l’insécurité à l’Est étouffée par la police. Y a-t-il complicité ? » (Timothée KANYERE).

C’est l’impression d’un des responsables des mouvements citoyens qui devaient marcher ce vendredi 16 avril à Kisangani et qui ont opté pour faire entendre leur ras-le -bol à travers une marche pacifique afin de déposer un mémorandum au représentant du président de la république.

Le coordonateur provincial du Mouvement des Indignés de la Situation Sécuritaire en RDC, Miss-RDC en sigle, se dit confus de l’attitude de l’autorité urbaine à pouvoir interdire une marche pacifique pour une cause noble dans un régime d’information.

«…Nous n’avions plus marché, la police a étouffé la marche juste au point de départ…La police ne s’est pas arrêtée à nous disperser, mais elle a ravis nos calicots, messages dénonçant les massacres à l’EST et demandant le départ de la Monusco sans condition et photos des victimes de ces massacres de Beni et Ituri…Nous dénonçons avec la dernière énergie cette violation de notre liberté de manifester…L’autorité a été saisi pour cette marche, mais on se demande pourquoi l’étouffer. Est ce qu’il y a-t-il complicité ?… », s’interroge-t-il.

S’agissant du dépôt du mémorandum adressé au président de la république, Timothée KANYERE renseigne qu’il sera déposé ce jour aux cibles (Gouverneur de province, la 3ème zone de défense et l’assemblée provinciale)
Dans ce mémorandum, ces mouvements citoyens reprochent à la Monusco de ne pas avoir été à la hauteur de sa mission et demande au chef de l’Etat de s’impliquer pour soulager la population.

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Timothée Kanyere.

«…D’abord MONUC, aujourd’hui la MONUSCO malgré le nombre d’années passées à l’EST, le changement de noms ou des missions n’ont pas changé la situation à l’ EST en particulier BENI et ITURI. A titre illustratif, dans son rapport d’octobre 2020, le baromètre sécuritaire du Kivu révélait avoir documenté 2127 cas de civils tués, 1450 cas d’enlèvement de civils et 938 kidnapping, cela entre janvier 2019 et octobre 2020 dans le Kivu…»

Par ailleurs, ce mémorandum souligne qu’après 20 ans de tragédies, caractérisées par des séries de kidnapping, enlèvement, vol, viol, et aujourd’hui l’abattage des humains par les autres malgré la forte présence militaire et celle de la Monusco, le peuple estime que cet échec criant est aussi le fruit de l’incapacité et l’inefficacité de la mission onusienne en RDC dont le départ constituerait un ouf de soulagement pour la population longtemps meurtrie.

Pour ces mouvements citoyens, le peuple congolais est fatigué de voir la Monusco se comporter en touriste sur un sol où le sang et les larmes coulent chaque jour qui passe. C’est pourquoi il est nécessaire d’écouter les cris de détresses de victimes vivantes qui ne jurent que sur le départ de la Monusco par le souverain primaire.

En définitif, ces mouvements demande à Félix-Antoine TSHISEKEDI de retenir et de comprendre que la population congolaise en générale et particulièrement celles de régions continuellement insécurisées ne veulent plus d’une force étrangère incapable et passive. D’où des mouvements citoyens, groupe de pressions, structures de la jeunesse de Kisangani signataires dudit mémorandum se joignent aux populations de BENI et de l’ITURI, BENI, BUTEMBO, GOMA, …et exigent le départ de la Monusco sans condition et cela dans le plus bref délai.

Signalons que huit structures ont été signataires de ce mémorandum adressé ce jour au président de la République. Il s’agit de FILIMBI, MYEKIS, BOMOKO, MISS/RDC, AEROE, PARLEMENT DEBOUT, AERB et PONA EKOLO.

Trésor BOTAMBA

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