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SANTE / Kisangani : Près de trois tonnes des produits non conformes saisis.

SANTE / Kisangani : Près de trois tonnes des produits non conformes saisis.

Il y a quelques jours, l’établissement PALMCO a été scellé par l’Inspection Provinciale de la santé. Selon les informations en notre possession, certains produits distribués par cet établissement seraient non conformes à la consommation.  Il serait question de plus de 2500 cartons. Selon les mêmes sources, c’est en date du 22 octobre 2020 qu’une  équipe de l’inspection Provinciale de la santé  est tombée  sur un savon  non conforme dénommé  « SPRING 300 grammes », sans numéro de lot, sans dates de fabrication et de  péremption, entre les mains des marchands ambulants. D’autres savons également seraient concernés.

C’est sur base de ce constat que les investigations ont commencé. S’en suivra une descente, en date du 23 octobre 2020, pour constater les faits et procéder à la saisie de ces produits non conformes, malgré la résistance du propriétaire de l’établissement PALMCO. En date du 24 octobre 2020, l’équipe de l’Inspection Provinciale de la Santé s’était rendue à nouveau à l’établissement PALMCO pour constater que les produits incriminés étaient déjà mis en vente sans que la saisie ne soit levée. Ainsi sera levée l’option de sceller l’établissement pour empêcher que les produits ne se propagent dans la ville.

Il est reproché aux établissements PALMCO la vente des produits cosmétiques non conformes et le détournement des biens saisis.

Selon un arrêté ministériel portant règlementation des produits cosmétiques et autres produits d’hygiène corporelle, les produits cosmétiques ne peuvent être commercialisés que si l’étiquetage comporte les mentions suivantes : dénomination précise du produit, caractéristiques de la composition qualitative des substances dont la présence est annoncée dans la présentation, la publicité ou la dénomination du produit, numéro du lot du fabricant, dénomination sociale du fabricant, précautions particulières d’emploi, date de fabrication, date de péremption et autres détails non négligeables.

Dans le cas présent, les instances compétentes devront procéder à la destruction de ces produits et des sanctions sévères devront être prisés à l’endroit des responsable de cet établissement. Pour la vente des produits cosmétiques non conformes, une servitude pénale de deux ans ou une amande de 10.000 FF, et pour le détournement des objets  saisis,  une servitude pénale de cinq ans au maximum et d’une amende de vingt-cinq à mille zaïres (au taux du jour) , ou d’une de ces peines seulement.

Selon nos enquêtes, ces produits se trouveraient déjà dans plusieurs autres établissements. Nous osons croire, dans le souci de préserver la santé, que ces produits devront aussi être saisi de ces établissements et détruits.

Nous avons tenté de joindre le Pharmacien Inspecteur Provincial de la Santé mais ce dernier s’est refusé à toute déclaration, l’affaire étant en instruction, selon lui.

La Rédaction.-