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SECURITE : La paix en RDC : Mission Impossible après 20 ans d’opérations onusiennes ?

SECURITE : La paix en RDC : Mission Impossible après 20 ans  d’opérations onusiennes ?

C’est au tour de ce thème que les scientifiques de l’université de Kisangani ont échangé le vendredi  06 décembre au cours d’une conférence – débat   organisée par le département des relations internationales de la faculté des sciences sociales administratives et politiques de cet alma mater.

Plusieurs centaines d’étudiants, enseignants, acteurs de la société civile, membres des partis politiques  ont pris part à cette conférence-débat axée sur une question  d’importance capitale pour la vie de la communauté. Une question sur l’avenir de la mission onusienne en République Démocratique du Congo et même l’avenir sécuritaire de cette dernière.

C’est par  l’exposé du docteur en relations internationales Chober AGENONGA, orateur principal, que tout a commencé. Un exposé axé sur le thème, la paix en République Démocratique du Congo : Mission Impossible après 20 ans  d’opérations onusiennes ? Il sera contredit par le professeur Alphonse EDIBA, comme deuxième intervenant. Ensuite s’en suivra un débat entre les intervenant à l’issue duquel, il s’est dégagé deux tendances. Une qui estime que les raisons de l’inefficacité   de vingt années de la mission des nations unies en RDC incombaient au gouvernement congolais. Et l’autre qui pense que cette responsabilité incombe totalement à la mission onusienne. C’est ainsi qu’il a été recommandé la prise de conscience d’une auto prise en charge de la sécurité du territoire  national. A en croire Chober AGENONGA, le Congo peut encore redevenir forte.

«…A notre Humble avis, nous concluons pour dire que, tous ceux qui pensent que la paix durable de la RDC proviendra de la Monusco, se trompent éperdument. Par contre l’acteur principal de la sécurité de la République Démocratique du Congo n’est ni plus ni moins nos institution… » 

Pour le professeur Richard KADIEBWE, chef de département des relations internationales à la faculté de sciences sociales, administratives et politiques et organisateur de cette activité, deux raisons ont motivé l’organisation de cette conférence-débat.

«…La première raison est liée aux circonstances actuelles que nous sommes entrain de vivre dans notre pays. On remarque que beaucoup de reproches sont faites à la Monusco  pour ne rien savoir, et la deuxième raison, c’est   précisément celle de la  traçabilité de l’action universitaire dans la société » 

Les participants à cette conférence se disent motivés et espèrent  reprendre conscience en manifestant l’envie de voir la RDC  se prendre en charge en premier, avant d’espérer de l’aide extérieure.

C’est le département des relations internationales de la faculté des sciences sociales administratives et politiques de l’université de Kisangani qui a organisé cette conférence-débat pour de raison de traçabilité de l’action universitaire dans la société.

Trésor BOTAMBA