Dans une mise au point adressée à la presse, le Pr Grison Kakumbi se dis sidéré des “réactions peu orthodoxies” à la veille de l’arrivée du Professeur Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018 dans la ville de Kisangani.  Pasteur du peuple de Dieu, médecin des marginaux et des peuples sans espoir, réparateur des femmes et des victimes des guerres, qui peut lui interdire de fouler un sol, d’habiter une maison, de fréquenter un lieu dans le monde et surtout encore dans ce pays, dans cette province de la Tshopo, dans cette ville de Kisangani, laquelle ville qui a toujours réclamé sa présence depuis belle lurette parce que ses traces de réparateur des femmes y sont indélébiles également ?

Voici sa mise au point.

En apprenant sur les réseaux sociaux par le Pr Alphonse Maindo Monga Ngonga et ses collaborateurs que le comité de gestion a interdit au Professeur Dr Denis MUKWEGE de tenir la conférence à l’Université de Kisangani, j’ai été choqué par le fait comme tout le monde mais j’ai eu la prudence de vérifier des différentes sources et réactions, de recouper les informations avec documentation officielle en appui avant de faire cette mise au point. De ce fait, j’ai découvert et conclu que l’Université de Kisangani n’a pas interdit au Professeur Denis MUKWEGE de tenir une conférence dans son enceinte moins encore interdire à qui que ce soit de lui réserver un accueil délirant à ce digne fils du pays comme les autres et citoyen du monde.

L’université de Kisangani s’est déclarée incapable d’organiser cette activité pour le moment parce qu’elle vient de connaitre une tension forte avec dégâts matériels (casses et destructions méchantes) voire humains (blessures graves, fractures) durant les violentes manifestations qui ont pris trois Presque jours. Et cela une semaine avant l’arrivée du professeur Denis Mukwege. La même université se dit ne pas être prête à ce jour à cause de la logistique et manque d’énergie. C’est vérifiable que Kisangani entière est presque dans le noir et que le campus où se tiendrait la conférence est totalement dans le noir depuis trois semaines. Ici, il s’agit de l’aveu d’incapacité du comité de gestion de l’université de Kisangani à accueillir ce savant congolais de renommée internationale au campus central, précisément à l’amphithéâtre et non le refus. Transformer l’incapacité à une personne de vous venir en aide en refus, c’est un pire quiproquo, de la mauvaise foi. 

Après vérification, j’ai découvert que l’université de Kinshasa et l’université de Lubumbashi ont organisé les conférences sur leur propre initiative sans intermédiaire d’une personne ou d’une structure. Même la dynamique des universitaires congolais qui compose les mêmes personnes qui ont pris l’initiative de faire du professeur Denis MUKWEGE politicien, candidat président de la république en 2023 n’ont jamais été associé à cette tournée qui nous fait honneur. C’est leur droit indéniable d’avoir un candidat président de la République mais est-ce un hasard, une coïncidence que pour Kisangani, ce soit eux qui invitent leur futur candidat président de la République et non proposer à l’université de Kisangani ou à l’IFA YANGAMBI voire à l’Université du CEPROMAD de l’inviter suivant leur disponibilité,  se demandent plus d’un ?

Jusque-là personne ne comprend pourquoi pour Kisangani, c’est la dynamique des universitaires (DUC) qui organise, fixe une date et impose au comité de gestion de l’université de Kisangani à peine installé (même pas six mois) sans les associer à la prise de décision ni de tenir compte de son agenda surtout à cette veille des examens de premier semestre. Et quand ce comité de gestion répond à la DUC avec sincérité de son incapacité à répondre à la hauteur de l’évènement à cause de l’insécurité, la DUC crie sur les réseaux sociaux avec injures et propos dénigrant que l’on a interdit le Prix Nobel dans son propre pays pour se victimiser et faire le buzz que d’utiliser le vrai mot incapacité. Quel sophisme de mot et d’idée?

L’université n’est pas la mairie qui fonctionne sous le régime d’information pour organiser les conférences à son gré sans son aval. Il faut l’autorisation. Et ne pas te répondre favorablement c’est aussi un droit pour ce responsable si c’est avec argument fondé comme ce qui vient d’être évoqué.

Se basant sur ce qui précède, le Pr Grison Kakumbi formule quelques recommandations suivantes :

Les trois membres de la Dynamique des Universitaires du Congo, de mettre de l’eau dans le vin. On ne gère pas sur les réseaux sociaux certaines grandes questions de la vie sociale. La panique d’hier nous a mis dans la confusion jusqu’à comprendre que l’on peut trouver des solutions sans s’adresser des propos acides. La manipulation de l’opinion sans utiliser le vrai mot d’échange avec le comité de gestion nous a plongé dans le ridicule et le mépris total. Je condamne fermement cette campagne de diabolisation non seulement de l’université mais aussi des autorités et de l’image de notre pays.

“…Au Pr Alphonse MAINDO, politologue de formation et aujourd’hui aspirant à la politique active, je vous prie à la retenue et à la prudence surtout en cette période où vous annoncez vous lancer à la politique. Vous êtes un aîné rapproché avec qui on a des blagues franches. Mais là, je vous prie de revenir à la raison.  Je cherche encore à comprendre comment le Professeur Alphonse Maindo qui a dit dans sa lettre du 5 août 2022 du Recteur de l’UNIKIS ceci : « je salue aussi votre attachement au savoir et à la culture et surtout votre engagement à les promouvoir à l’université de Kisangani à travers des conférences… ». Mais 10 jours après la réponse du Recteur donnant l’avis défavorable à sa requête, il peut encore se contredire en disant ; « j’ai honte d’appartenir à une institution (UNIKIS) sans vision, sans management pour son rayonnement international…

Rédaction.

Leave A Reply

error: Content is protected !!