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TSHOPO /JUSTICE : Plainte contre le président du cadre de concertation provincial de la société civile, le Gouverneur revient-il à la raison ?

TSHOPO /JUSTICE : Plainte contre le président du cadre de concertation provincial de la société civile, le Gouverneur  revient-il à la raison ?

Invité par le commissariat urbain de la police de Kisangani pour motif de renseignement judiciaire le samedi 09 mai dernier, le président du cadre de concertation provinciale de la société civile de la Tshpo, Alphonse LONGONGO ne s’était pas présenté  et devait répondre à cette invitation le lundi 11 mai.

Contacté par notre rédaction ce lundi 11 au sujet de ladite invitation, Alphonse LONGONGO affirme que sa structure a reçu un émissaire de l’exécutif provincial pour l’informer du retrait de la plainte déposée contre sa personne à la police par le chef de l’exécutif provincial. Il s’agit du ministre provincial en charge de la fonction publique, travail, prévoyance sociale, transport et communication qui l’aurait, à l’en croire, rencontrer pour lui demander de ne plus se présenter à la police.

« …C’était initialement prévu que nous nous présentons au commissariat de la police ce jour, mais il a plu à l’autorité de l’exécutif provincial ainsi qu’à ses collaborateurs de maintenir un climat de paix dans la province, c’est pourquoi il nous rassure du retrait de la plainte déposée contre nous au niveau de la police…Donc l’affaire ne va plus sur le plan de la justice, mais il y aura de possibilités de dialogue entre le Gouvernement et la société civile dans l’unique but de travailler et d’améliorer les conditions de vie des population de la Tshopo… » souligne-t-il.

Tout est parti d’un rapport de ‘’contrôle citoyen’’ du mois d’avril dernier sur la gouvernance en province de la Tshopo produit par le cadre de concertation provinciale de la société civile de la Tshopo CCPSC associée à une correspondance adressée au gouverneur de province N/Réf. : CCPSC/TSH/05/LAB/2020, avec comme objet Mauvaise gestion de la Province de la Tshopo.

Dans ce rapport, ce cadre de concertation accuse le Gouverneur Louis -Marie WALE de beaucoup des griefs dont le refus de collaborer avec la société civile en dépit des efforts fournis par le bureau du CCPSC-Tshopo.

Ce rapport a suscité des réactions à travers la société boyomaise dans les salons politiques et forums de discussion dans les réseaux sociaux et au-delà de cela des radios (Radio flambeau de l’Orient et Radio Okapi). Le sujet a été débattu sur ces médias  plusieurs fois. Certains analystes, journalistes et autres collaborateurs du gouverneur ont pris part.

Le Gouverneur a-t-il mordu à l’hameçon ?

Dans la conclusion du rapport du CCPSC-Tshopo, sur base des informations disponibles, la société de la province de la Tshopo a recommandé plusieurs points au Gouverneur dont travailler avec la société civile pour assurer le respect de la bonne gouvernance, mais aussi accepter de travailler calmement aussi avec les compétences issues des autres appartenances tribales que celle du gouverneur et de présenter ses excuses sincères aux non originaires de la province de la Tshopo ou de laisser la province être gérée par une compétence capable de faire prévaloir le développement de la province en tenant compte des actions concrètes d’amélioration des conditions de vie des population.

Une conclusion qui n’a pas été cautionnée par certains collaborateurs du chef de l’exécutif provincial et quelques jours après, le président de ce cadre de concertation s’est vu invité par le commissariat de la police.

Selon des sources concordantes, après avoir été traduit en justice, Alphonse LONGONGO et son comité auraient été  consulté par les émissaires de l’exécutif provincial pour mettre fin pacifiquement à ce dossier.

Au cours de l’interview qu’il nous a accordé ce lundi, Alphonse LONGONGO qui reconnait avoir reçu ce jour un émissaire du gouverneur, a souligné le mode de coopération qui sera d’application avec l’exécutif.

« …Il ne sera pas question de négociation, mais il sera plutôt question de voir ensemble comment travailler de sorte que les populations aient leurs comptes dans la gestion de la chose publique en province de la Tshopo… » Précise-t-il

Faut-il dire que l’exécutif est disposé à observer les recommandations lui faites dans le rapport produit par le cadre de concertation provincial de la société civile de la Tshopo ?

Nos efforts de joindre le porte – parole  du Gouverneur de Province pour en savoir un peu plus, sont restés vains.

Trésor BOTAMBA