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Tshopo : le gouvernement provincial sur la balance.

Tshopo : le gouvernement provincial sur la balance.

La motion vient d’être déposée ce lundi 22 juin au bureau de l’Assemblée provinciale par les signataires. Un moyen de contrôle initié par le député provincial Paulin Lendongolia et signé par sept autres députés. Ces élus du peuple accuse le gouvernement provincial d’inertie et de gestion calamiteuse des finances publiques.

Dans ce document d’une dizaine de pages déposé à l’assemblée provinciale, ces élus du peuple estiment que plus d’une année passée, force est de constater que les espoirs suscités par l’élection de l’actuel Gouverneur de province et la mise en place de son équipe gouvernementale s’évanouissent, créant ainsi un fossé entre les multiples attentes de la population et la réalité sur terrain.

A en croire les députés signataires de ladite motion, rien et rien n’a été fait qui présage à apporter une thérapie de choc susceptible de sortir la Tshopo de sa torpeur.

Ces députés provinciaux portent au dos du gouverneur de province plusieurs maux qui gangrènent la gestion actuelle de la province de la Tshopo. Ils citent l’absence des politiques publiques aux bénéfices des populations, la dilapidation des finances publiques, le faible taux d’éxecution du budget rectificatif 2019, le faible taux d’éxecution du budget 2020 au premier semestre, la non-exécution des recommandations de l’Assemblée provinciale, le non-respect des attributions des ministres provinciaux, le non-respect de la procédure de passation des marchés publics d’intérêt provincial et local ainsi que l’absence d’impact visible de l’action gouvernementale dans les sept territoires.

Les députés provinciaux exigent une évaluation sans complaisance du chemin parcouru, et ce, comparativement au programme d’action pour lequel les députés provinciaux ont accordé leur suffrages au gouverneur Louis-Marie Walle Lufungula, tout en soulignant que ceci dévoile le désastre que ce dernier a causé à la province de la Tshopo, après avoir passé plus d’une année à la tête de la province.

Les motionnaires pensent mettre fin avant qu’il ne soit tard car selon eux, aucun secteur de la vie de la province n’est épargné et l’écart est criant entre les bonnes intentions contenues dans les quatre pilliers du programme d’action du gouvernement en cours et le concret.

La motion de censure est le principal moyen dont dispose un parlement pour montrer sa désapprobation envers la politique du gouvernement et le forcer à démissionner, autrement dit pour témoigner de sa défiance envers le gouvernement en place.

Il y a quelques jours, les députés provinciaux de la province de la Tshopo avaient adresser une correspondance au président de la République sollicitant la reprise des travaux parlementaires.

Jean Claude Fundi