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Tshopo : la saga du vote de la motion de censure du gouvernement WALE

Tshopo : la saga du vote de la motion de censure du gouvernement WALE

Tout a commencé vers midi de ce mercredi 25 juin 2020. Les alentours de l’Assemblée provinciale étaient envahis par les partisans du gouvernement et ceux favorables à la déchéance de ce même gouvernement. Chaque camp  scandant des chansons pour soutenir sa position. Jusque là, tout se passe normalement. Pas des bousculades, pas d’injures…

Cependant, tous les journalistes se sont vus refusés le droit d’accès à la salle de la plénière, sauf ceux de la radio télévision nationale congolaise.

Quelques minutes avant le vote,  le camp soutenant  l’initiative de l’honorable Paulin LENGONDOLIYA s’est vu refusé le droit de sillonner le devant de l’hémicycle contrairement au camp favorable au maintien du gouvernement.

Après le vote et le dépouillement, pendant que les militants de ces deux tendances se réjouissaient ou grinçaient les dents, peu avant la sortie du cortège du gouverneur, un policier de sa garde rapprochée a tiré environs sept coups de sommation à balles réelles,  pourtant presque toutes les unités existantes de la police étaient là pour gérer les manifestants. Heureusement, aucune personne n’a été atteinte.

Le plus grand et inquiétant incident , ce sont les contradictions des résultats par le président de l’assemblée provinciale qui, après le vote et le dépouillement, a déclaré que le gouvernement WALE est démissionnaire. Mais après avoir été consulté par l’un des « experts » de l’organe délibérant, le président change de décision pour annoncer que le gouvernement WALE reste. Liesses dans le camp walle et déception générale dans le camps de ceux qui ont voté pour la motion de censure.

Curieusement,  au sortir de la plénière, devant les médias, le président de l’assemblée provinciale, après le départ du gouverneur WALE et son équipe, annonce que le gouvernement provincial est demissionnaire. Cette dernière déclaration est  soutenue par certains élus présents lors de la déclaration.

Quelques minutes avant cette déclaration, un agent du personnel d’appoint sort des locaux de l’Assemblée provinciale. Il est tout en sang. Il déclare avoir été agressé par un député provincial.

Quelques temps après, le porte – parole du Gouverneur passe sur les antennes de la radio télévision nationale congolaise pour remercier, au nom de son chef, les députés provinciaux qui, selon lui, ont privilégié la voix de la raison.

Jusqu’au matin de ce vendredi,  la population semble perdue. Il y a ceux qui n’ont que la première déclaration du président de l’Assemblée, d’autres la deuxième et certains les deux.

Trésor BOTAMBA