Le Président intérimaire du Conseil d’administration du FRIVAO, Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités armées de l’Ouganda en RDC, Dismas KITENGE, a annoncé la relance progressive des activités de l’institution, après une crise ayant entraîné une suspension temporaire de ses opérations. Cette activité s’est tenue dans la salle José Deschartes MENGA de la Radio et Télévision Eben Ezer.
Réunis en session extraordinaire à Kinshasa du 2 au 5 mars 2026, les membres du Conseil ont dressé un état des lieux du fonctionnement du FRIVAO en mettant en évidence plusieurs défis, notamment sur les plans administratif, financier et organisationnel.
À l’issue de ces travaux, un plan de redressement a été adopté afin de restaurer la crédibilité du FRIVAO et garantir une gestion plus transparente. Ce plan prévoit notamment la réalisation d’audits, dont un audit international, pour faire la lumière sur la gestion passée.
L’une des mesures phares concerne l’audit du fichier des victimes de Kisangani. Face aux soupçons de fraudes et à la présence présumée de fausses victimes, le Conseil a décidé de recruter un cabinet spécialisé pour vérifier et assainir les données. Cette étape est jugée essentielle pour assurer une indemnisation juste et équitable.
Sur le plan financier, le maintien du système de dépôts à terme (DAT) a été validé. Ce mécanisme permet à l’institution de générer des ressources pour couvrir ses frais de fonctionnement, en attendant une éventuelle subvention de l’État.
Le Conseil a également évoqué le déploiement du FRIVAO dans d’autres provinces concernées, notamment l’Ituri, le Bas-Uélé et le Haut-Uélé. Toutefois, cette expansion reste conditionnée à une meilleure maîtrise des ressources financières disponibles.

Dans sa communication, le PCA a insisté sur la nécessité d’un travail coordonné entre le Conseil d’administration, la coordination et le comité d’accompagnement du gouvernement, une approche qualifiée de « trilogie », pour sortir durablement de la crise.
À ce jour, certaines actions concrètes ont déjà été engagées, notamment le lancement d’un appel à candidatures pour l’audit du fichier des victimes, ainsi que des initiatives visant à améliorer la communication interne et externe de l’institution.
La relance du FRIVAO s’annonce ainsi comme une étape décisive pour rétablir la confiance et répondre aux attentes des milliers de victimes concernées par ce processus d’indemnisation.
La Rédaction.
