Profitant de son passage dans la cité minière de Durba, dans la province du Haut-Uélé, le Secrétaire Général Adjoint de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), Ernest MUKULI KASONGO, a lancé le mardi 4 novembre 2025 une séance de renforcement des capacités à l’intention d’une dizaine de professionnels des médias basés dans la cité de Durba. L’activité, organisée dans la salle des réunions de la paroisse centrale Christ et Compagnons, était axée sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans la pratique journalistique moderne.
Avant d’ouvrir officiellement la session, Ernest MUKULI KASONGO a rappelé la vision de l’UNPC : défendre la noblesse de la profession tout en garantissant la compétence technique du journaliste congolais.
« Nous sommes heureux de constater que chacun dispose aujourd’hui d’un téléphone intelligent. Cependant, cet outil est souvent sous-exploité, alors qu’il peut contribuer à la préparation, à la production et à la diffusion de contenus médiatiques de qualité », a-t-il souligné.
Il a indiqué que le recours à l’IA représente une opportunité pour renforcer le professionnalisme, la crédibilité et l’efficacité du travail journalistique. Et c’est dans cette perspective, a-t-il poursuivi, que l’expertise intellectuelle du Professeur Jean-Robert NZANZA BOMBITI a été sollicitée.
Pr NZANZA BOMBITI, invité à intervenir comme facilitateur, a tenu à rassurer les professionnels des médias sur la place de l’IA dans leur métier :
« L’intelligence artificielle n’est pas là pour remplacer le journaliste, mais pour renforcer sa capacité à produire une information rapide, vérifiée et de qualité. L’IA est un outil ; la conscience professionnelle reste humaine », a déclaré le Professeur NZANZA.

À travers des démonstrations pratiques, il a illustré comment l’IA peut aider à analyser des données, structurer des reportages, améliorer la rédaction, diversifier les contenus et répondre plus efficacement aux besoins informationnels du public.
« Un journaliste augmenté par l’IA est un professionnel mieux équipé pour traiter l’information avec rigueur et pertinence », a-t-il insisté.
Les participants, très réceptifs, ont salué une formation qu’ils jugent non seulement utile mais aussi urgente face aux mutations rapides du paysage médiatique.
Pour eux, l’IA constitue désormais une nécessité pour rester compétitif, produire des informations fiables et s’aligner aux standards contemporains du journalisme.
Cette séance marque ainsi une étape importante dans la modernisation de la presse à Watsa. Elle ouvre également la voie à une meilleure appropriation des technologies émergentes dans le travail médiatique au bénéfice de la population du Haut-Uélé et du Grand Orientale en général. Outre les journalistes de DURBA, d’autres participants sont venus du Bas-Uélé.
FROK
