Dans un communiqué officiel, le Conseil de l’Ordre du Barreau de la Tshopo tire la sonnette d’alarme. Il dénonce une grave entorse à l’État de droit suite à l’agression de l’un de ses membres, maître Landry Bolima Mulawa, survenue le 17 décembre 2025 à Kisangani, dans le cadre d’un conflit foncier.
Selon ce communiqué, les auteurs présumés de cette attaque ont été arrêtés par la police criminelle. Mais contre toute attente, ils ont été libérés à la suite d’un simple appel téléphonique du Procureur Général près la Cour d’Appel de la Tshopo, alors même que ce dernier se trouvait en déplacement à Kinshasa.
Cette intervention judiciaire qualifiée de « scandaleuse » par le Conseil de l’Ordre soulève de sérieuses interrogations sur l’indépendance de la justice dans la province. Le Barreau soupçonne une implication directe ou indirecte de certaines autorités judiciaires dans des réseaux mafieux de spoliation foncière, véritables fléaux à Kisangani.
Face à cette situation, le Conseil de l’Ordre exige une réaction rapide et ferme des hautes instances judiciaires du pays déjà saisies de l’affaire. Il annonce également des actions de mobilisation et de riposte légales, visant à restaurer la crédibilité de la justice et à protéger ses membres contre l’intimidation, l’impunité et la compromission.
Dans un contexte marqué par une recrudescence des conflits fonciers dans la Tshopo, cette affaire relance le débat sur la politisation de la justice et les interférences dans le travail des corps judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de défendre les droits des plus faibles face à des réseaux bien organisés.
Pour le Barreau de la Tshopo, il ne s’agit pas seulement de défendre un confrère agressé, mais de sauver l’honneur et la crédibilité de toute l’institution judiciaire.

Rédaction
