Un échange nourri, mêlant arguments techniques et préoccupations citoyennes, a marqué l’émission Orient Hebdo, diffusée ce vendredi 06 février 2026 sur les ondes de la Radio Flambeau de l’Orient de l’Université de Kisangani.
Animée par le journaliste Laurent Kangisa Tabaku, la tribune a réuni Trésor Botamba Ahuka Malcolm X, chef d’antenne du Bureau Central de Coordination (BCeCo/Tshopo), et Maître Christian Kambi Mateleka, président de la Nouvelle Dynamique de la Société civile (NDSCI/Tshopo). Les échanges ont porté sur la modernisation de la voirie urbaine de Kisangani, une question centrale pour les Boyomais.
Financé par le gouvernement de la République dans le cadre des programmes prioritaires de la Présidence et piloté par l’exécutif national, le projet prévoit la réhabilitation d’environ 100 kilomètres de routes dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Quatre entreprises sont déjà à pied d’œuvre pour la mise en œuvre de ces travaux, censés améliorer durablement la mobilité urbaine et soutenir le développement économique local.
Face aux interrogations exprimées dans certains milieux politiques et associatifs, Trésor Botamba Ahuka Malcolm X s’est voulu rassurant. Il a indiqué que le calendrier d’exécution est respecté et que les travaux évoluent conformément aux prévisions techniques, appelant à se référer aux données officielles afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique.
« Il n’y a aucun retard dans l’exécution des travaux. Tout se passe comme prévu », a-t-il affirmé, dénonçant des allégations qu’il attribue à des perceptions parfois éloignées de la réalité du terrain.
Le responsable du BCeCo/Tshopo a également insisté sur la transparence, soulignant l’importance d’informer régulièrement la population sur l’évolution du projet.
De son côté, Maître Christian Kambi Mateleka a relayé les inquiétudes d’une frange de la société civile, préoccupée par le suivi des projets publics et la bonne utilisation des ressources destinées au développement urbain. Toutefois, au fil des échanges, certaines affirmations n’ont pas été étayées par des éléments probants, recentrant le débat sur la nécessité d’un contrôle citoyen fondé sur des faits vérifiables.

Loin d’une confrontation stérile, la discussion a mis en évidence le rôle complémentaire des institutions techniques et de la société civile : les premières dans l’exécution des projets, la seconde dans la veille et l’évaluation de leur impact sur la population.
Au-delà des divergences d’appréciation, un consensus s’est dégagé autour d’une réalité partagée : la transformation de la voirie de Kisangani demeure une attente majeure pour les habitants, longtemps confrontés à la dégradation des infrastructures et aux difficultés de circulation.
Ce débat a rappelé que le développement urbain repose à la fois sur la rigueur dans la mise en œuvre, la vigilance citoyenne et le dialogue entre les parties prenantes. Tandis que le BCeCo affiche sa confiance quant au respect du chronogramme, la société civile entend poursuivre son rôle d’observateur attentif.
Pour de nombreux auditeurs, ce type de plateforme médiatique contribue au renforcement de la culture démocratique locale, où débats contradictoires et redevabilité publique participent à la consolidation de la gouvernance.
Reste à voir comment l’évolution des travaux viendra confirmer les assurances données et répondre aux attentes d’une population impatiente de circuler sur des routes modernes, symbole d’une ville en pleine mutation.
Rédaction
