Actualités Social

Droits des Enfants : Exploitation économique de mineurs et ses dangers.

Droits des Enfants : Exploitation économique de mineurs et ses dangers.

Depuis des décennies, l’exploitation économique des mineurs, est devenu une pratique très répandue en Asie et en Afrique selon certains rapports des organisations non gouvernementales et de l’UNICEF. Et c’est la recherche d’une main d’Oeuvre moins coûteuse d’une part et la pauvreté de l’autre qui sont à la base de cette pratique.

En République Democratique du Congo, cette pratique est très répandue dans la Tshopo et très fréquente dans la ville de Kisangani particulièrement, selon certains observateurs.

Interrogé à ce sujet, Fidèle MUYA président du Tribunal pour Enfant de Kisangani qui dénonce cette exploitation économique des mineurs, reconnait que c’est  une situation persistante, malgré les efforts fournis par certaines ONGDH pour que cela s’améliore. Il souligne par ailleurs que c’est imprudent d’exploiter économiquement les mineurs dont l’âge n’est pas requis par la loi portant protection des enfants en vigueur en RDC.

«...la loi portant protection de l’enfant à partir de son article 50 jusqu’à l’article 61 parlent de la catégorie du travail que peut faire un enfant, les conditions dans lesquels il peut le faire et la nature du travail…Un enfant ne peut pas faire des travaux lourds… La permet aux enfant d’à partir de 14-15 ans de travailler…Et si un travaille dans une entreprise, il faut l’autorisation du tribunal pour enfant, après avis de l’inspecteur du travail…»

Il renchérit que l’horaire de travail d’un enfant ne doit pas pas être nocturne et doit tenir compte de son horaire de classe s’il est élève.

Quelle est la forme de cette exploitation à  Kisangani ?

Toutes les heures, à partir de 8 heures, partout à travers la ville de Kisangani, l’on peut observer les enfants entrain soit de vendre les bananes, les chikwangues, la patte de manioc (maselé), la canne à sucre, ramasser les mitrailles, laver les voitures ou moto, puiser de l’eau pour des « restaurants » et d’autres en train d’accompagner leurs parents ou grands-parents pour quémander.


Pour la plupart d’eux, selon leurs témoignages, ce qu’ils gagnent, ils ramènent à la maison pour secourir les parents ou, carrément, ils subviennent à leur besoins.
Jusqu’à ce jour, aucune organisation de protection des droits de l’homme en générale et des droits de l’enfant, en particulier, n’a jamais déposé une plainte au tribunal pour enfant en vue de décourager ceux qui exploitent ou encouragent cette pratique, selon le témoignage recueilli auprès de cette institution pour enfant.

Quel danger courent l’exploitant et l’exploité ?

Sachant que nul n’est sensé ignorer la loi, ceux qui s’adonnent à l’exploitation économique des mineurs doivent retenir que la loi portant protection de l’enfant en vigueur en RDC condamne cette pratique et peuvent trainer derrières les barreaux. Les exploité par ailleurs, courent de dangers de tout genre et qui réduisent leur épanouissement normal a l’instar des autres enfants à travers le monde.

Signalons que selon l’UNICEF, près de 250 000 enfants, soit 16 enfants sur 100 dans le monde, sont engagés dans une activité économique où ils sont exploités en violation de la Convention relative aux droits de l’enfant et des normes internationales sur le travail. Près des trois quarts d’entre eux font un travail dangereux pour leur santé dans des mines ou des usines, ou manipulent des substances toxiques, comme les produits chimiques.

Trésor BOTAMBA.