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ESU : Après l’APUKIS, l’APIFA suspend toutes les activités et met le Gouvernement Congolais en face de ses responsabilités.

ESU : Après l’APUKIS, l’APIFA suspend toutes les activités et met le Gouvernement  Congolais en face de ses responsabilités.

L’Association des Professeurs de l’Institut Facultaire des Sciences Agronomiques de Yangambi, APIFA en sigle, s’est réunie ce mercredi 8 janvier 2020 et a décidé de suspendre les activités académiques et de recherche jusqu’à nouvel ordre.

Selon le communiqué parvenu à la rédaction de rfmtv.net,  cette structure savante a analysé froidement les derniers évènements tragiques qui prévalent dans les différents sites universitaires de la ville de Kisangani, en général, et de l’IFA en particulier, notamment en ce qui concernent les actes barbares et inciviques perpétrés par les étudiants, au non de leur revendication prétendument légitime en dates du 23 décembre 2019 et 6 janvier 2020. L’APIFA a constaté qu’il y a un état d’insécurité professionnelle grandissant et permanent mettant en péril l’exercice normal des activités tant académiques que scientifiques du prestigieux corps enseignants, et la récurrence des troubles et perturbations des activités académiques consécutives aux revendications des étudiants, du reste non conformes aux instructions académiques. L’APIFA a également relevé l’étonnante défaillance sempiternelle de l’Etat congolais en matière de fixation des frais académiques en fonction des réalités et exigences spécifiques de chaque filière de formation.

Comme l’APUKIS, l’APIFA, après avoir suspendu toutes les activités académiques et de recherche, renonce péremptoirement à la prime locale payée à partir des frais académiques des étudiants, et dissout purement et immédiatement le conseil des partenaires, COPA, qui selon elle est la principale source d’indécentes frictions stériles entre enseignants et enseignés et du mépris des professeurs par ces derniers.

L’APIFA met le Gouvernement Congolais face à ses responsabilités en exigeant une rémunération aux standards internationaux pour mettre définitivement fin à d’infructueuses tractations entre professeurs, donneurs du savoir, et étudiants, demandeurs et receveurs du savoir, d’une part, et restaurer l’autorité de l’Etat en milieu universitaire, d’autre part.

La rédaction.