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Kisangani : les calvaires des boyomais au crépuscule de l’an 2020

Kisangani : les calvaires des boyomais au crépuscule de l’an 2020

La ville de Kisangani dans le noir depuis le 14 novembre 2020. Une situation due à l’arrêt du groupe numéro 2 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo suite à une panne, a-t-on appris du communiqué de presse signé par la direction régionale Nord-Est de la société nationale d’électricité.

Dans ce communiqué de presse, il est indiqué que le déficit accru de puissance au niveau de la production réduite de 10 à 3 mégawatts pour faire face à une demande de la ville évaluée à 40 mégawatts. Ce document renseigne également que les crues exceptionnelles du fleuve Congo contraignent la société nationale d’électricité à renforcer le délestage sur tout le réseau de la ville de Kisangani.

Manque de l’électricité chaque fin d’année, les abonnés de la SNEL habitués

Depuis un certain temps, la population de la ville de Kisangani abonnée de la société nationale d’électricité s’habitue au manque criant du courant électrique surtout en période de fin d’année. C’est devenu une habitude pour chaque année de manquer de l’électricité dans la ville de Kisangani entre novembre et décembre.

Alors que d’ores et déjà la fourniture quotidienne de l’électricité pose problème pour l’ensemble de ses abonnés, cette nouvelle panne vient augmenter le calvaire des abonnés SNEL et rend de plus en plus la vie difficile avec des conséquences incalculables. Incapable de satisfaire ses milliers d’abonnés, la société nationale d’électricité avait adopté un système de délestage desservant le centre-ville (commune Makiso) du lundi au vendredi et que les cinq autres communes étaient alimentées samedi et dimanche de 7 heures à 18 heures.

Jadis troisième ville du pays, Kisangani a un défi énorme à relever suite au manque de l’électricité considéré comme moteur du développement.

Projet de la centrale photovoltaïque, une promesse fallacieuse ?

L’annonce par l’autorité provinciale Louis-Marie Walle Lufungula de la construction de la centrale photovoltaïque par la société CAT PROJECT AFRICA pour une capacité de 40 mégawatts, constituait un ouf de soulagement pour la population de la ville de Kisangani.
Cette promesse avait suscité de l’espoir dans le chef des boyomais même dans les coins où les câbles de la SNEL ne sont jamais passés. Cependant, la centrale photovoltaïque n’est restée que l’ombre d’elle-même et la société chargée de mettre en place ce méga projet de 50 millions de dollars américain s’est soustrait du sol boyomais.

A l’allure où vont les choses, les festivités de fin d’année s’annonce rude pour la population de la ville de Kisangani qui fera face à la flambée de certains produits vivriers et autres.

Jean Claude Fundi