Actualités Société

« Oyo ekoya eya »! (Tribune de José Nawej).

« Oyo ekoya eya »! (Tribune de José Nawej).

Les Congolais d’un certain âge ou d’un âge certain se souviennent de ce cri de guerre du Généralissime Mobutu: « oyo ekoya eya« . Advienne que pourra en français… soutenu.

Émanation de l’Armée, le maréchal d’une certaine époque disait placer sa confiance pleine et entière dans la grande muette. Dès lors que celle-ci est disciplinée, organisée et modernisée.

Ces paroles du deuxième commandant suprême de l’histoire de l’Armée rd congolaise ont une résonnance particulière en ce moment où les FARDC, en vrai léopard ne proclament plus leur « léoparditude« , mais sautent sur la proie. Que le très respecté Wole Soyinka nous pardonne d’avoir…bombardé au Sukhoi 25 sa citation.

Les vaillants militaires rd congolais administrent une fois de plus la preuve qu’encadrés, équipés, motivés, ils sont capables d’exploits. En l’occurrence de tailler en pièces l’ennemi. Le même ennemi qu’ils avaient défait avec une puissance de feu inouïe en 2013 sous Joseph Kabila, un autre produit de l’armée.

Moralité, le militaire congolais est né bon, c’est l’environnement qui le corrompt, aurait tranché Jean-Jacques Rousseau.

A charge donc pour l’Exécutif en tête duquel, le Président de la République de doter l’Armée de moyens conséquents pour défendre notre bien le plus précieux: l’intégrité du territoire. Cette logistique, nerf de la guerre qui va de l’équipement au moral des troupes. Ce moral qui renvoie inéluctablement aux conditions de vie des soldats et de leurs dépendants qui sont à requalifier si l’on veut réellement vivre en paix. Même la vertu s’entretient.

La RDC ne devrait plus ressembler à cette villa cossue à la merci des voleurs parce que dépourvue d’une clôture en béton armé suffisamment élevée et assortie de fils barbelés.

Toujours dans la réminiscence du « oyo ekoya eya« , les députés dépités par ces guerres à répétition entendent attaquer le mal à l’une de ses racines. A savoir tordre le cou à ce mortifère connu sous l’acronyme de AMBI: amnistie, mixage, brassage et intégration. Ces mots qui, mis côte à côte, produisent invariablement un cocktail explosif qui…explose cycliquement au visage de paisibles Congolais. Au diable AMBI, ont entonné en chœur, non sans rage, les élus, toutes tendances, obédiences et loges confondues.

Là, les locataires de la salle de congrès du Palais du Peuple peuvent paraphraser leur speaker en disant: « nionso ezalaka théâtre te« .

Il ne reste plus qu’aux pasteurs, évangélistes, apôtres, bishops, archi bishops..de finir le job: « lier l’esprit de mixage et de brassage et le jeter dans le lac Kivu« . A défaut de les retourner à leurs expéditeurs au- delà des frontières. José NAWEJ/ Séoul