Plus de 260 000 personnes sont confrontées aux épidémies de rougeole et de choléra dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Médecins Sans Frontières (MSF) renforce sa réponse malgré les difficultés d’accès, l’insécurité et les contraintes logistiques.
Depuis le 3 juillet 2026, les autorités locales ont recensé 1 002 cas de choléra, dont 39 décès, et 7 620 cas de rougeole, ayant causé 467 décès. L’accès limité à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que les conditions de vie précaires, favorisent la propagation de ces maladies.
La situation est aggravée par les déplacements de population. À Shabunda, environ 113 000 personnes seraient déplacées internes et 71 500 retournées, selon les autorités locales. Ces mouvements exercent une pression supplémentaire sur des services de santé déjà fragiles et facilitent la circulation des maladies.

Un territoire difficile d’accès
Le mauvais état des routes et l’insécurité compliquent fortement l’acheminement des médicaments et du matériel médical. La fermeture de l’aéroport de Bukavu et l’évolution du conflit ont également rendu l’accès aérien à Shabunda particulièrement complexe.
MSF soutient actuellement deux centres de santé et deux hôpitaux pour la prise en charge des patients atteints de rougeole. L’organisation a aussi installé un centre de traitement du choléra à l’Hôpital général de référence de Shabunda et trois centres de traitement intermédiaire.
En parallèle, MSF a soutenu une campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, permettant la vaccination de 111 233 enfants âgés de 6 mois à 14 ans. Plus de 1 500 patients atteints de rougeole et plus de 500 malades du choléra ont également été pris en charge dans les structures soutenues par l’organisation.
Face à la persistance des besoins, MSF appelle au renforcement des capacités de réponse aux urgences sanitaires et à un meilleur accès aux soins pour les populations les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes.
La Rédaction.
