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Social : Un homme est parti, un baobab s’est éteint (Témoignages)

Social : Un homme est parti, un baobab s’est éteint (Témoignages)

Il y a quelques jours mourrait le Docteur Jean, YAGI SITOLO emporté par une maladie à l’hôpital des indiens à Kinshasa. Selon le programme en notre possession, sa dépouille mortelle arrive le samedi 25 Janvier à Kisangani par l’aéroport de Bangboka. Selon le programme en notre possesion, il sera inhumé le lundo 27 janvier 2020 au cimetière paradizo.

Quelques personnes ont bien voulu nous confier leurs témoignages sur ce médecin qui fut à un certain moment de l’histoire gouverneur de la province orientale.

 

Donatien Aliana alipanagama :

« J’ai connu le Docteur Jean Yagi Sitolo à Buta quand je fut encore élevé aux humanités. C’est au cours d’une conférence qu’il a tenu à Buta alors étudiants en médecine en vacances. J’ai été impressionné par son éloquence et sa diction. Et quand je suis parti poursuivre mes études à l’Université de Kisangani, j’ai trouvé Docteur Jean Yagi assistant à la Faculté de médecine. Quand, je suis parti à sa rencontre et me faire connaître comme venu de Buta, la première chose qu’il m’a dit C’est : « vous êtes venue ici pour étudier et non pour vous aveuglez par l’ambiance de la ville…défendez vous en ambassadeur de votre famille. » Après les études, c’est quand il fut Gouverneur de l’ex province Orientale que j’ai été nommé comme Directeur provincial du Secope. Yagi nous faisait des visites improvisées en lieu de travail trop tôt matin pour se rendre compte de nos ponctualités. Et il sanctionnait certains chefs de division non ponctuels. Son courage état perceptible pendant les moments difficiles notamment avec la réouverture de la route Ituri où il se rendait personnellement pour suivre les travaux de cantonnage manuel. Le nom de  » Grand cantonnier lui était collé « . Et sa témérité était visible pendant la menace de la guerre menée par la rébellion du RCD. Il s’est auto-proclamé  » Commandant des opérations » sans formation militaire. Enfin, c’est grâce à lui que de infirmiers et infirmières ont reçu le numéro matricule alors ministre en charge santé ».

Professeur Docteur Billy Bolakonga :

« Un dimanche, certainement le dernier avec lui, le Dr Yagi Sitolo m’exprimait son dégoût de la politique, monde des intrigues, de trahison, des ingratitudes… Il me parlait sans ressentiment ni la moindre once d’orgueil de ce qu’il a été et fait ! Il essayait de se remettre, avec détermination, à la science qu’il avait tant aimée et diffusée à de nombreuses générations de médecins. Quelques signes de faiblesse échappaient de sa mine habituelle mais il n’avait rien perdu de son sourire, de sa chaleur encore moins de son humour pétrie de sagesse ni de sa charité. Ce jour là, il m’avait dit beaucoup de choses et m’avait prodigué de nombreux conseils que notre intimité amicale, paternelle et filiale m’interdit de révéler… La nouvelle de sa mort m’avait beaucoup bouleversé mais j’avais choisi le calme et la méditation  afin de l’accompagner des prières que j’offrais à Dieu pour une nouvelle vie dans la félicité éternelle. Je salue donc, de manière appuyée et avec respect, la mémoire de cet Illustre homme qui fut un ami et un père. De là où il se trouve, qu’il soit assuré de mon affection. J’exprime toute ma proximité spirituelle et affective à sa famille et à ses proches »

La rédaction.