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TSHOPO/Assemblée Provinciale : un groupe de députés demande au président de la République d’ordonner la tenue des assemblées.

TSHOPO/Assemblée Provinciale : un groupe de députés demande au président de la République d’ordonner la tenue des assemblées.

Les députés provinciaux signataires de la motion contre la ministre provincial de la santé sollicitent auprès de son Excellence le Président de la République d’ordonner l’organisation inconditionnelle des plénières de l’Assemblée Provinciale de la province de la Tshopo, en particulier, et de celles de toutes les provinces du pays en général, et cela dans le respect des mesures-barrières de lutte contre la pandémie à covid – 19. Ils l’ont fait savoir dans une déclaration politique ce vendredi 12 juin 2020 dont une copie est parvenue à la rédaction de la rfmtv.net  

Pour les signataires de cette déclaration politique, l’autorisation de la tenue des assemblées permettra aux élus provinciaux du peuple d’exercer pleinement et souverainement les missions leur dévolues par les lois en vigueur en la matière, tout en permettant spécialement aux élus provinciaux de la Tshopo d’analyser dans le délai règlementaire la motion de défiance adressée au ministre provincial en charge de la santé dans la province.

En effet, dans leurs déclaration, ce groupe de députés épingle les manœuvres dilatoires de l’Exécutif provincial de la Tshopo qui viseraient, selon eux, à empêcher le fonctionnement de l’Assemblée Provinciale de la province de la Tshopo, corrélativement au message phonique du Vice – Premier Ministre et Ministre de l’intérieur du 29 Mars 2020 sous le prétexte fallacieux e l’état d’urgence sanitaire décrété par la Président de la République et Chef de l’Etat qui, selon cette déclaration, n’a empêché aucune institution publique de l’Etat de fonctionner.

Selon ces députés, ces manoeuvres auraient pour objectif de renvoyer l’analyse de leur motion de défiance aux calendes grecques en violation des prescrits de l’ordonnance n° 20/014 du 24 mars 2020 portant proclamation de l’état d’urgence sanitaire.

« …attendu que le non-fonctionnement de l’Assemblée Provinciale empêche celle-ci d’exercer ses prérogatives du contrôle parlementaire sur le Gouvernement provincial qui s’illustre non seulement par la gestion opaque des ressources de la province, mais encore et surtout par son incapacité et son manque de volonté manifeste à combattre réellement la pandémie à corona virus, étant donné le non – respect des mesures-barrières recommandées par l’OMS, le président de la République et le ministre de la santé publique, et ce, notamment par le chef de l’exécutif provincial lui – même… » (Extrait de la déclaration politique du Groupe des députés signataires de la motion contre le Ministre Provincial de la Santé de la Province de la Tshopo).

Ces députés pensent que la santé de la population de la Tshopo n’a pas de prix et que sa vie, sacrée, n’a pas des pièces de rechange.

Contacté à ce sujet, le porte – parole du Gouverneur estime que c’est une démarche normale dans l’exercice du contrôle de l’exécutif  et qu’il est normal que les députés provinciaux puissent exercer leur contrôle. C’est leur droit le plus legitime. Pour Jean Stany BILANGA, il n’y a aucun commentaire à faire car les députés provinciaux jouent leur rôle. Avec cette déclaration, pense t il, les députés provinciaux se remettent entre les mains du président de la République pour arrêter cette mesure prise non pas par l’Executif provincial pour empêcher le fonctionnement des institutions. Ce dernier n’a fait que relayer un message de son chef qui est ministre de l’intérieur.

« .. maintenant que les députés provinciaux se remettent au président de la République, mais attendons. Ce n’est pas la faute du Gouverneur de Province… »

Cependant, il estime que c’est quand même faux de dire que le gouvernemenr provincial n’a pas pris au serieux les mesures – barrieres pour arrêter la propagation. Prenant à temoin l’opinion boyomaise, le porte – parole explique que dès le premier message du chef de l’Etat, le gouverneur lui même  a relayé ce message et a monté un spot pour relayer les mesures – barrières.  Le Gouverneur, soutient il, a vite mis en place un comité de riposte provincial qui travaille. C’est grâce à ce travail que la province a fait longtemps sans avoir un cas de coronavirus.

« …c’est une pandémie.  Nous voulons bien que ça ne puisse pas arriver chez nous. Si ça arrive, ce n’est la faute ni du Gouverneur ni du Gouvernement Provincial. En Italie, en Espagne,  en France et ailleurs où ils sont bien outillés, ils ont eu des cas. S’il y a un cas chez nous, même si c’est douteux, on ne peut pas imputer ça au Gouverneur… »

Une motion de défiance a été  déposée  au bureau de l’assemblée provinciale de la province de la Tshopo le lundi 8 juin 2020 contre le ministre provincial de la santé par un groupe de députés provinciaux. Il est reproché à Joachim ONDENDAKEMI la mauvaise gestion du premier cas testé positif de coronavirus en province de la Tshopo.

La Rédaction.