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Tshopo : le conflit interinstitutionnel tranché (président assemblée provinciale

Tshopo : le conflit interinstitutionnel tranché (président assemblée provinciale

Après leur séjour de près d’un mois à Kinshasa la capitale de la RDC, le groupe de dix-neuf députés provinciaux communément appelé G19 a regagné  Kisangani ce lundi 28 septembre 2020 hormis quelques membres de ce groupe restés à Kinshasa.

Dans sa communication à la population au cours d’un meeting organisé devant l’organe délibérant de la Tshopo, le président de l’assemblée provinciale de la Tshopo est passé en revue l’objet de leur mission à Kinshasa ainsi que tous les contacts entrepris pour résorber la crise institutionnelle qui secoue la province de la Tshopo depuis trois mois.

A en croire honorable Gilbert Bokungu, le conflit qui divise les deux institutions provinciales a été tranché. Selon ses propres dires, d’ici quelques jours, le président de la république Félix Antoine Tshisekedi va notifier un intérimaire pour gérer la province en attendant l’élection d’un nouveau gouverneur de province.

Poursuivant sa rhétorique devant la population ainsi que les militants de quelques partis politiques, le président de l’assemblée provinciale est revenu sur l’absence d’un gouverneur dans la province de la Tshopo.

Le speaker de l’assemblée provincial fonde son argumentaire sur les articles 158 de la constitution, 70 de la loi sur la libre administration des provinces ainsi que 210 du règlement intérieur de l’assemblée provinciale de la Tshopo qui stipulent que : 24 heures après sa mise en accusation, le gouverneur de province ou un membre de son gouvernement a droit de démissionner.

Depuis le 25 juin 2020, la province de la Tshopo sombre dans une crise politique née du vote de la motion de censure contre le gouverneur de province. Un vote controversé car la motion avait recueilli 13 voix pour la motion, 10 contre et 5 bulletins nuls. S’en suivra ensuite le vote de la mise en accusation du gouverneur de province Louis-Marie Walle Lufungula ainsi que deux de ses ministres. L’affaire a été portée à la cour de cassation ainsi qu’à la cour constitutionnelle.

Marie Selenge