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Tshopo : le groupe Lotus met sur pied un plan d’action de plaidoyer en faveur des victimes des guerres de Kisangani

Tshopo : le groupe Lotus met sur pied un plan d’action de plaidoyer en faveur des victimes des guerres de Kisangani

Le groupe LOTUS, une ONG des droits de l’homme et de développement a organisé ce vendredi 23 octobre 2020 un atelier sur l’adoption d’un plan d’action de plaidoyer en faveur des victimes des guerres de Kisangani.

Il était au cours de cet atelier, d’adopter un plan d’action de plaidoyer en faveur des victimes des guerres de Kisangani. Ceci dans le but de mettre ces dernières en avant plan.

Cette assise d’un jour était également l’occasion d’appeler les victimes à s’organiser et à manifester tout en les exhortant de s’exprimer afin d’agir pour leurs intérêts dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la réparation en faveur des victimes de graves atrocités commis à Kisangani.

Apres un long moment d’échange entre les activistes des droits humains du groupe lotus et les victimes de guerres, ces derniers se sont mis d’accord sur les 10 actions proposées.

Parmi celles-ci l’on note, la réhabilitation y compris l’entretien des sites historiques de Kisangani entre autre le cimetière de la guerre de 6 jours ; l’adoption d’un édit de la journée de commémoration provinciale des victimes des guerres de Kisangani ; la pétition pour la mise à l’écart des autorités et responsables ayant été impliqués dans les différents crimes de Kisangani, la reconstitution d’une base des données des victimes et leurs associations pour ne citer que ceux là.

Dismas kitenge, président du groupe Lotus

A en croire Dismas KITENGE président du groupe Lotus, les crimes qui ont été commis à Kisangani sont des crimes de guerres et crimes contre l’humanité. Il demande cependant aux victimes de déposer non seulement les plaintes mais aussi de s’organiser pour parler d’une seule voix.

« Parmi nos actions, il y a des actions de plainte. Nous avons demandé aux victimes qu’elles commencent à déposer des plaintes auprès des autorités locales et nationales et qu’elles se constituent aussi partie civile puisque la justice congolaise est devenue compétente à travers la cour d’appel pour poursuivre ces actes commis il y a 20 ans, 30 ans », déclare l’activiste des droits humains Dismas Kitenge.

La ville de Kisangani a connue les guerres de 1, 3 et 6 jour. La plus meurtrière est celle des six jours qui est une succession d’affrontements meurtriers entre l’armée ougandaise et Rwandaise du lundi 5 au 10 juin 2000 durant la deuxième guerre du Congo. Ces affrontements causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile.

Rachel Linzenge