Malgré un vaste arsenal juridique établissant des peines pour diverses violations, note TROPENBOS RD CONGO, les crimes environnementaux sont rarement réprimés devant les juridictions compétentes, civiles ou militaires.  Pourtant, les profits engendrés par les crimes environnementaux sont très élevés, tandis que les poursuites en la matière sont rares et les sanctions légères ; ce qui se traduit par une intensification des violations environnementales.

C’est dans cette optique que TROPENBOS RD CONGO réunis pendant deux jours autour d’un atelier, les magistrats civils, militaires et des auxiliaires de la justice afin de renforcer leurs capacités sur les crimes environnementaux. Ceci dans le but de les rendre aptes à poursuivre les crimes environnementaux mais aussi les informer sur les réglementations en la matière. 

Ouvert par la Gouverneure de Province de la Tshopo, Madeleine NIKOMBA trouve important cet atelier de formation et saisit la balle au bond pour éveiller la conscience des magistrats civils et militaires afin de lutter contre les activités anthropiques.

«…Il est impensable de ne pas sanctionner des actions anthropiques qui mettent en mal la protection de l’environnement, des forêts et de la biodiversité. Il est temps que ces activités anthropiques néfastes dans le domaine de l’agriculture itinérante sur brûlis, l’exploitation forestière artisanale et industrielle sauvage et illicite, la massification du braconnage, l’exploitation minière artisanale et industrielle illicite et non contrôlée, la pêche par des méthodes non conventionnelles dans nos rivières ou l’usage des filets à petite maille soient sévèrement sanctionnées », martèle Madeleine Nikomba.  

Félicien MUSENGE chef de projet au sein de TROPENBOS RD CONGO, qui reconnait l’intérêt particulier qu’accorde la Gouverneure de province en matière de l’environnement, estime que malgré l’existence des textes en matière de la protection de l’environnement, les sanctions peinent toujours.

«…ces textes souffrent de leur inapplicabilité et application. Il s’observe malheureusement qu’il y a beaucoup des criminels environnementaux qu’on ne sait pas sanctionner. Est-ce c’est parce qu’il n’y a pas des textes ? Je m’imagine, non ! C’est parce que peut-être les professionnels de justice qui sont censés chercher ses présumés auteurs des crimes environnementaux et les déférer devant les juridictions compétentes pour leurs sanctions soient servi d’exemple », estime Félicien MUSENGE.  

L’environnement est devenu un enjeu crucial pour la survie de la planète et de l’humanité. Cependant, malgré un vaste arsenal juridique établissant des peines pour diverses violations, les crimes environnementaux sont très rarement réprimés devant les juridictions compétentes, civiles ou militaires ; au nombre duquel nous citons : le code forestier de 2002, la loi portant principes fondamentaux relatifs à l’environnement, la loi relative à la conservation de la nature, la loi sur la chasse, le code agricole, le code minier pour ne citer que ceux-là.

TROPENBOS RD CONGO attend de ces magistrats civils et auxiliaires de la justice l’appropriation des connaissances sur les réglementations des crimes environnementaux mais aussi de la conviction des poursuites des crimes environnementaux.

Jean Claude Fundi.

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