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Bas-Uélé : Le gouverneur Nzanza suscite de l’espoir dans l’administration publique provinciale.

Bas-Uélé : Le gouverneur Nzanza suscite de l’espoir dans l’administration publique provinciale.

L’approche du développement qui place au centre des politiques la qualité des services publics a dominé les orientations que le gouverneur de la province du Bas-Uélé Jean Robert Nzanza Bombiti propose aux différentes couches socio-politiques et sécuritaires qu’il a rencontré durant la semaine qui s’achève. Le cas des échanges avec les responsables de tous les services de l’administration publique, le mercredi 20 juillet 2022 à la salle du gouvernorat de province à Buta,en est une illustration. Aucun mal qui ronge l’administration publique provinciale du Bas-Uélé n’a échappé à ces échanges souhaités par le gouverneur de province Jean Rober Nzanza Bombiti. La petite corruption comme la grande, le népotisme, le trafic d’influence, les abus et les délits ont été mis sur la table.

Jean-Pierre Kapona, de la division provinciale de l’intérieur, propose la remise à niveau des territoriaux. La plupart des agents qui sont nouvellement engagés accusent des insuffisances dans la maîtrise des textes des lois et normes administratives.

« La territoriale du Bas-Uélé est dans l’absence la plus totale de l’autorité à la base », regrette-t-il. Il ajoute que les chefs de groupement, des chefferies et des secteurs ont aussi grandement besoin d’un renforcement des capacités vu qu’ils jouent un grand rôle dans l’administration à la base. C’est pourquoi il sollicite du nouvel homme fort du Bas-Uélé la restauration d’IPM pour pouvoir donner plus d’argent afin d’exécuter les programmes locaux de développement.

Plus de 50% de recettes s’envolent

Le président Félix Antoine Tshisekedi, dans son programme gouvernemental de développement de 145 territoire se range sur les prioriés de la lutte pour réduire la pauvrété. Le gouverneur Nzanza veut mettre l’homme au centre de ses préoccupations. Ce pari de la bonne gouvernance se heurte souvent à des profondes difficultés dans le bas-Uélé, comme c’est le cas dans beaucoup des provinces de la RD Congo. Parmi les défis importants que doit relever l’actuel gouverneur du Bas-Uélé, on note ceux des finances publiques provinciales.

Selon le Chef de division provinciale du budget qui a une expérience de plus de 20 ans, les trois gouvernements provinciaux élaboraient des budgets basés sur des approximatifs et des estimations. Ceci à cause de non recours à l’expertise des services attitrés selon les normes de l’élaboration d’un budget. Il soulève aussi le non-respect de quatre phases pour l’engagement des dépenses de gestion de finances publiques.

« Dans tous les gouvernements précédents du Bas-Uélé, il n’a jamais existé une comptabilité au gouvernorat. Il existe plutôt des documents comptables qui sont entassés », décrie ce cadre des finances publiques.

Parlant du coulage des recettes du trésor public, « plus de 50% de recettes perçues restent à la source », estime le chef de division du budget qui conseille au nouveau gouverneur d’instaurer une discipline dans le domaine de perception des taxes et impôts. « Les gens ont peur d’en parlerr », révèle-t-il.

Et, de poursuivre qu’au Congo démocratique il n’y a plus de tabou sur les dépenses de la primature, de la présidence, cela doit être le cas dans le Bas-Uélé.

« Nous souhaitons que les médias soient également associé dans la publication des fonds publics ».

Nzanza siffle la fin de la recréation

Visant une efficacité des pouvoirs publics provinciaux à travers une réglementation de qualité et un réel État de droit, le professeur Jean-Robert Nzanza qui a salué l’esprit d’ouverture dont ont fait montre ses collaborateurs techniques, il s’est dit déterminé à impulser la maîtrise de la corruption et du coulage des recettes.

« C’est fini ! Quelqu’un qui pille l’argent de l’Etat on l’arrête. Le lendemain il est libéré. Ça c’est fini ! Non c’est fini ! Il y a des enfants qui étudient dans les écoles sans bancs, on ne peut pas accepter que la province manque de l’argent pour le transport des anti-retroviraux. Alors qu’il y a des gens qui s’enrichissent illégalement. Je suis désolé de vous dire … les gens vont faire la prison  », avertit le gouverneur Nzanza.

Il est convaincu que la province du Bas-Uélé pourra augmenter son revenu sur le long terme à partir de la qualité de sa gouvernance. C’est pourquoi, en tant que expert en agronomie et en planification des grands projet, le professeur Nzanza a exprimé sa détermination à réduire la pauvreté en commençant par fournir de services publics efficaces.

« Je veux que les choses marchent afin de poser les jalons d’une gestion saine des finances publiques du Bas-Uélé pour que tous ceux qui vont venir après puissent suivre ça », a martelé le gouverneur Nzanza Bombiti Jean-Robert comme ligne de conduite à suivre sans faille.

Besoin de se vendre plus

Selon une récente étude, la province du Bas-Uélé enregistre 80 des populations qui vivent dans l’insécurité alimentaire. Certains meurent à cause de la faim.

« Si vous ne faites pas attention, Monsieur le Gouverneurs nos enfants ne seront pas intelligents comme les autres. Parce qu’ils ne mangent pas comme il faut », plaide pour sa part l’inspecteur provincial de l’agriculture.

« J’ai posé la question au secrétaire général de l’agriculture, pourquoi est-ce que notre province n’a pas des projets agricoles comme c’est le cas dans d’autres province. Il m’a répondu que c’est question de visibilité », raconte-t-il avec amertume.

Beaucoup d’autorités nationales ne connaissent pas la province du Bas-Uélé. Pourquoi est-ce que le Bas-Uélé qui était le grenier agricole a toujours été oublié dans les projets de développement et surtout agricole ?, s’interroge l’inspecteur provincial de l’agriculture, pêche et élevage. Il s’est dit tout de même être heureux de l’arrivé d’un agronome comme lui à la tête de cette province pour apporter un nouvel élan.

En réponse, le gouverneur Nzanza insiste sur une auto-prise en charge comme étant un sursaut qui doit animer tout agent et cadre de l’administration publique.

« Si nous attendons que les autres fassent la visibilité du Bas-Uélé, nous attendrons longtemps. Mon programme est sur cette élan ».

C’est le travail bien fait qui va anoblir le Bas-Uélé et cela dans l’unité.

Ernest MUKULI

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