Environnement : D’importantes leçons apprises dans la lutte contre les crimes environnementaux au Bas-Uélé, Mongala et Tshopo

En marge de la clôture du projet de lutte contre l’impunité des crimes environnementaux, en sigle LCICE, un atelier d’un jour a été organisé le vendredi 8 décembre à Kisangani, par l’Ong Tropenbos RD Congo.

Près de 50 acteurs du secteur de justice civile et militaire, de l’administration forestière et de sécurité, du monde associatif et des opérateurs privés d’exploitations des ressources naturelles ont échangé en présence du représentant de la gouverneure de la Tshopo. C’était à l’Hôtel Plaza situé au quartier Plateau Boyoma dans la commune Makiso, à Kisangani.

Ce projet d’une année exécuté par Tropenbos RD Congo dans les provinces du Bas-Uélé (Buta et Aketi), de la Mongala (Bumba, Bongandanga et Lisala) et de la Tshopo (Bafwasende, Isangi, Kisangani et Ubundu) a été financé à l’ordre de 103.619.25 Euro, par l’ambassade du royaume de Pays-Bas en République Démocratique du Congo afin de contribuer à une protection efficace de l’environnement pour préserver la vie dans ces régions. 17500 personnes ont été touchée par ce projet, rapporte ce rapport.

L’irrégularité du contrôle des OMP sur les OPJ (visites d’itinérance), réconforte la position des OPJ qui se substituent au parquet ou au tribunal en transigeant à tort et à travers en matière de criminalité environnementale sans transférer le dossier au Parquet.

On a assisté même à des organisations de la société civile qui se constituent en partie civile jusqu’à obtenir de la justice des sanctions contre un concessionnaire pour des crimes environnementaux. Ce concessionnaire a été condamné pour destruction méchante de la plantation des afromosia.

Le fait qu’il existe des OPJ qui se substituent au parquet ou au tribunal en transigeant à tort et à travers en matière de criminalité environnementale sans transférer le dossier au Parquet, le projet propose la régularité des visites d’itinérance des OMP.

%name Environnement : D’importantes leçons apprises dans la lutte contre les crimes environnementaux au Bas Uélé, Mongala et Tshopo

Il est aussi question de proposer des citations directes comme l’une des solutions contre l’obstruction de l’action judiciaire par les auxiliaires de la justice qui se distinguaient durant l’exécution de ce projet en bloquant certains dossiers après ou en cours d’instruction. Le rapport fait mention également l’insuffisance des effectifs des magistrats à la base du dysfonctionnement de l’appareil judiciaire. Ce projet révèle aussi que beaucoup de professionnels de la justice accusent d’insuffisance d’information et de formation sur les crimes environnementaux. Des notions qui ne sont pas dans le cursus académique régulier.

Justice militaire bonne élève

Le rapport détaillé de l’exécution de ce projet présenté par le directeur de Tropenbos RDC indique que, bien que jouant un rôle important, le massif forestier de la RDC (environs 145 millions d’hectares des forêts denses humides) qui couvre plus de 60% de son territoire, rend d’énormes services écosystémiques à la communauté nationale et à l’univers tout entier. est beaucoup plus menacé pour des raisons diverses.

Pour le professeur Alphonse MAINDO, bien que les forêts de la RD Congo arrivent encore à nourrir et protéger ses communautés riveraines en contribuant à l’atténuation des effets du changement climatique par la séquestration et le stockage des gaz à effets de serre dont le CO2, il existe des graves pratiques anthropiques qui menacent sérieusement les forêts et tous le système (agriculture itinérante sur brûlis, exploitation forestière minière et agropastorale abusive, carbonisation, agrobusiness, urbanisation, mauvaise gouvernance.

Il a soulevé les nombreuses initiatives d’exploitation durable de la biodiversité congolaise qui visent à contribuer à limiter, si pas éliminer les causes et les effets de la dégradation environnementale. Le directeur pays de Tropenbos au Congo démocratique reconnait parmi les leçons à capitaliser des progrès notoire du côté de la justice militaire en matière de répression des crimes environnementaux contrairement aux juridictions civiles dans les trois provinces bénéficiaires du projet LCICE. Le rapport fait état d’une inadéquation entre les formations du cursus académique sur le droits et les évolutions du même domaine en rapport avec les droits environnementaux chez les professionnels de ce secteur.

%name Environnement : D’importantes leçons apprises dans la lutte contre les crimes environnementaux au Bas Uélé, Mongala et Tshopo

RDC Pays problème ; pas encore solution

Après la présentation des réalisations encourageantes de ce projet et les faiblesses enregistrées tout au long de sa mise en oeuvre, l’assistance a émue les veoux d’un renforcement des mécanismes locaux de surveillance des crimes environnementaux en associant aussi et surtout les acteurs des secteurs privés. Mais aussi renforcer les cours et tribunaux en moyens nécessaires afin de mener sans merci la lutte contre l’impunité des crimes environnementaux. Cette lutte se heurte à une faible appropriation des acteurs de justices civiles à cause entre autre des antivaleurs. D’où le changement de la gouvernance a été souhaité par le Professeur MAINDO pour éviter les interférences dans le traitement des dossiers en justice.

Selon Me KANGAMINA, qui a parlé au nom de l’autorité provinciale, le rapport de ce projet qui a pris une année, appuie les efforts visant à renforcer les capacités des professionnels de la justice à divers niveaux pour une lutte efficace contre les crimes environnementaux dans la province de la Tshopo. Le gouvernement provincial de la province de Bas-Uele a sollicité la formation des acteurs judiciaires sur les règlementations environnementales, forestières, minières et les droits de l’homme des territoires de Bondo, Ango et Poko.

Pour le directeur de Tropenbos RDC, c’est bien le manque d’une bonne gouvernance du secteur des ressources naturelle qui fait à ce que la République démocratique du Congo ne puisse être « pays solution » pour faire face aux changements climatiques. La RDC constitue plutôt encore un des problèmes dans la protection de manière durable de l’environnement.

 

Ernest MUKULI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close

Catégories

error: Content is protected !!