Kisangani : Violation des libertés académiques du Professeur Maindo, l’APUKIS monte au créneau et exige réparation.

Réunis en assemblée extraordinaire, les professeurs de l’Université de Kisangani, membres de l’association des Professeurs de l’Université de Kisangani, APUKIS,  se disent profondemen consternés et préoccupés par la violation des libertés académiques et le lynchage public dont a été victime le professeur Alphonse Maindo Monga Ngonga dans l’exercice de sa mission à la communauté en date du 10 juin 2022 ver trois heures du matin. Pour les professeurs de l’Université de Kisangni, dans une lettre rendue publique le 25 juin 2022, il est clair que le professeur Maindo Monga Ngonga a été victime d’un montage grotesque visant à l’intimides, le dénigrer et le museler pour obtenir de lui un silence total sur la qualité de la gouvernance politique en République Démocratique du Congo.

« …Ce complot contre notre collègue va à l’encontre de la nécessaire indépendance des universitaires dans leurs domaines de recherche et d’enseignement. La liberté universitaire est la liberté que le personnel universitaire doit avoir en matière de recherche scientifique d’enseignement et d’expression, sans subir de pressions économiques, politiques et autres….La perquisition méticuleuse s’est soldée par une absence totale de ce qui était recherché : aucun ADF trouvé, aucun soldat rwandais, aucun effet militaire. Le colonel Kapiamba a emporté des effets des gardiens du professeur (4 tenues, un imperméable, une paire de bottes), son matériel de vidéosurveillance, un fusil de chasse calibre dûment enregistré à la mairie de Kisangani depuis 2015 avec 25 cartouches. Pire ; le prétendu élement ADF arrêté et qui serait passé aux aveux est un jeune de Mangobo, bloc Mabinza, souffrant des troubles psychiques et connu comme tel dans la ville… ».

Affirmant leur soutien total au Professeur Alpjone Maindo, les professeur demandent que justice soit rendue pour mettre fin aux propos diffamatoires et réclament aux autorités politique, miliaires et sécuritaires de procéder publiquement au démenti du complot mortifère à l’encontre de leur distingué collègue dans le sens de patriotisme élevé n’est plus  à démontrer, de diligenter une équipe pour évaluer les préjudices matériels et psychologiques subies par la victimes et ses proches afin de les réparer, d’identifier les présumés auteurs de ce complot et les poursuivre devant les juridictions, et de restituer les biens du professeurs qui ont été emportés par les éléments de la 31ième région militaire sous l’ordre du colonel Benjamin Kapiamba Kapios.

Pour rappel, le Professeur Alphonse Maindo, politiste de formation, est un intellectuel engagé en faveur de la paix durable et des droits humains dans son pays, la République Démocratique du Congo. Son interprétation et ses analyses des faits sociopolitiques n’enchantent pas certaines autorités politiques, militaires et sécuritaires de la province de la Tshopo qui ont décidé de s’en prendre à lui, en violation flagrante de ses droits fondamentaux et des libertés académiques. Cette violation se traduit par l’assaut de plusieurs dizaines des militaires de laz 31ième région militaire (Général Kanegele Kazadi), prétextant que ce dernier hébergerait des ADF et soldats rwandais dans sa résidence sise avenue Abamba dans la commune de la Makiso à Kisangani.

La Rédaction.

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