La province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, fait face à une nouvelle flambée de violences qui fragilise davantage une situation humanitaire déjà critique.
Depuis février 2026, les affrontements armés ont provoqué des déplacements massifs de populations autour de Fataki et de Bule. Des milliers de civils ont fui leurs habitations, souvent dans la précipitation, abandonnant leurs biens pour chercher refuge dans des camps surpeuplés.
Sur le terrain, les conséquences sont dramatiques. Des civils continuent d’être blessés par balles, parfois pris à tort pour des combattants lors de leur fuite. Les structures sanitaires, déjà limitées, sont aujourd’hui débordées : plusieurs centres de santé ont fermé, tandis que les autres peinent à répondre aux besoins croissants.

Dans les sites de déplacés, les conditions de vie se détériorent rapidement. Le manque d’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé expose les populations à des maladies comme le choléra et les infections diarrhéiques. Selon les estimations humanitaires, plus de 920 000 personnes sont actuellement déplacées en Ituri, dont plus de 100 000 depuis le début de l’année.
Face à cette situation, les organisations humanitaires alertent sur l’urgence de renforcer l’accès aux soins et de sécuriser l’acheminement de l’aide. Elles appellent également toutes les parties au conflit à respecter la protection des civils.

Sans réponse rapide et coordonnée, la crise humanitaire en Ituri risque de s’aggraver davantage, au détriment des populations déjà profondément vulnérables.
La Rédaction.
