L’Ecole Nationale de l’Administration, ENA, a organisé le 23 juillet dernier, un test de recrutement des nouveaux agents – agents administratifs, contrôleurs et inspecteurs- de l’Inspection Générale du Travail, IGT. C’est le 2 septembre 2023 que les résultats ont été rendus publics. Des plaintes s’élèvent de partout, après publication, pour contester ces résultats qui ne reflèteraient pas la réalité. C’est la désolation et la déception.
En effet, des candidats se plaignent d’avoir été utilisé de faire valoir pour caser des proches des personnalités du pouvoir alors que ces proches n’ont jamais passé le test de sélection. En clair, les noms de ceux qui ont été publiés sont ceux des gens qui n’ont pas passé le test. Les autorités auraient privilégié les noms des personnes recommandées que de prendre ceux qui ont réellement passer le test. En d’autres mots, ils ont réussi à un test auquel ils n’auraient pas participé. »
Les plaintes sont légions et convergent toutes vers la même accusation. Plusieurs messages sont parvenus à la rédaction de la rfmtv.net.
Pour un candidat déçu de la province de Tanganyika, les relations familiales et les appartenances politiques ont été privilégiées.
« … afin de pouvoir nous aider à pousser le cri de nos revendications sur la publication des résultats de ce 02 septembre 2023, erronés et frauduleux, par le ministère de l’inspection générale du travail et prévoyance sociale du test qui nous a été soumis en date du 23 juillet 2023. Ils ont réussi à remplacer nos noms par les membres de leur appartenance politique, fondation mais aussi leur membres de famille qui n’ont jamais figurés sur les listes des candidats retenus pour passer le test et qui n’ont pas passé ce dit test ».
Pour un autre déçu de la province du Haut – Uélé, cet acte prouve à suffisance que le pays est au bord de la tombe.
« Le pays va très mal avec le système de recommandations et le tribalisme. Nous sommes victimes d’injustice pour le résultat de test de l’inspection générale du travail. Il y a des noms qui sont retenus, alors qu’ils n’avaient pas passé le test. Le pays va très mal. Sauvons la nation ».
Pour un autre plaignant, ça ne vaut plus la peine de se tuer aux études dans ce pays. « A quoi ça sert de passer plus de dix ans sur le banc de l’école si, au finish, les postes sont réservés à ceux qui entretiennent des relations avec les politiques ou qui sont membres de familles de certaines autorités ? », s’interroge-t-il.
Après avoir réceptionné et analysé méticuleusement la liste des personnes sélectionnées pour le test et celles des personnes retenues lors de la publication des résultats, il s’avère qu’au moins une dizaine de candidats retenus ne figurerait pas sur les premières listes, celles des personnes retenues pour passer le test.
L’ENA, Ecole Nationale d’Administration, organisatrice de ce test, se trouve ainsi mêlée à une spirale des contestations. Elle est accusée d’avoir falsifié et truqué les résultats.
Les déçus du 02 septembre 2023 ne savent plus à quel saint se vouer pour être réhabilité dans leurs droits. Ils ont adressé leurs revendications à plusieurs personnes pouvant les aider à faire entendre leurs voix. C’est un appel au secours, un cri du cœur qui retentit désespérément. Ils espèrent que leurs revendications arriveront aux oreilles du premier citoyen congolais
« Les gens sont désespérés. Ils m’écrivent de partout pour dénoncer la supercherie », nous laisse entendre une grande personnalité du monde scientifique.
« Cette situation jette de l’opprobre sur les modes de recrutement des agents et fonctionnaires de l’Etat », nous a laissé entendre une personne qui a requis l’anonymat.
Rédaction.
