Peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape la souris. Question à un yuan ou un rouble symbolique : Félix-Antoine Tshisekedi aurait-il fait sienne cette citation de Deng Xiaoping, père de la réforme et de l’ouverture à la chinoise ? Très vraisemblablement oui.

La semaine qui s’achève a vu le ministre rd congolais des Armées revenir de Moscou où il a été explorer – pas seulement- le marché des armes. Le déplacement du patron de la Défense pour la Russie de Poutine est en lui-même un évènement à valeur sinon de retournement, du moins d’aggiornamento diplomatique. Kinshasa ayant compté parmi les capitales africaines qui avaient voté contre Moscou dans son conflit contre Kiev.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Le parfait oxymore des grands lacs s’est répété pour la énième fois. A savoir que la géante RDC a été envahi par son sempiternel envahisseur qu’est le lilliputien Rwanda.

Kinshasa pouvait s’attendre à l’opération » échange de bons procédés« . Ou « retour de l’ascenseur« . Notre Fatshi national était, en effet, en droit d’engranger les dividendes de son tropisme occidental voire de sa proximité avec le désormais ex- ambassadeur vraiment plénipotentiaire le très Kongolisé « Nzita« . Pas l’once d’un retour sur investissement. Attendu comme un messie, le secrétaire d’Etat Blinken n’a proclamé aucun oracle ni produit le moindre miracle. Voyage du mage Blinken a rimé avec mirage. Résultat l’avant Antony égale l’après Blinken. La désormais « Principauté » de Bunagana en fait foi.

Faut-il placer la réhabilitation de l’ex-excommunié de la Fatshisphere, Vital Kamerhe dans le cadre du credo de Deng Xiaoping ? Fort possible. En tout cas, le contexte plaide pour…

Tel un coach, Fatshi vient de changer spectaculairement – peut être radicalement aussi – le système de jeu. Coaching payant? Attendons le résultat.

Toujours est-il que, astreint à l’obligation de résultats, Fatshi ne se soucie plus de celui qui peut marquer le but. Peu importe le buteur, pourvu que le balon franchisse la ligne de buts.

Alors pourquoi remettre en jeu l’ex-attaquant de pointe ? Quitte à le laver plus blanc que tous les dossiers 100 jours réunis. Quitte à le béatifier, voire le canoniser aussi rapidement qu’il avait été diabolisé et jeté dans les lieux arides à Makala. Revoici donc VK.

Comme dans la séquence « tout chemin mène à … Moscou« , la carte Kamerhe obéit à l’adage « la fin justifie les moyens« .

Sacré Fatshi qui, pour « révitaliser » sa souricière, ne s’embarasse plus d’enseigne. Que celle-ci soit russe ou chinoise pour vu qu’elle attrape beaucoup de souris à l’horizon 2023.

José NAWEJ

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