Tshopo – Kisangani : Deux structures marquent d’un cachet indélébile le 22ieme anniversaire de la guerre de six jours (Grand angle).

Les stigmates de la guerre de six jours à Kisangani sont encore palpables, 22 ans après cette guerre injuste imposée à la population de la ville de Kisangani. Kisangani a donc célebré autrement ce triste événement grâce aux idées magistrales de deux jeunes organisations indépendantes et sans l’appui du gouvernement congolais. Il s’agit de la structure Ukumbusho (Deuxième édition) et du festival au-delà des étoiles (Première édition).

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Ce dimanche 5 juin 2022 sous un soleil de plomb, les activités commémoratives sont lancées séparément par ses deux structures et les autorités provinciales et urbaines y ont pris part comme des figurants.

Des témoignages émouvants

Tout commence à 15h  au cimetière des victimes de la guerre de six jours par une messe œcuménique sous l’initiative de Ukumbusho. Ce sont les survivants et victimes de cette guerre à nombre réduit qui y prennent part. Et de l’autre côté, le festival au-delà des étoiles prend corps avec son lancement à l’espace Boyoma Masolo avec plusieurs prestations des artistes réunis pour la cause.

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Jean-Louis Alaso, maire de la ville de Kisangani, qui revient sur les évènements de cette triste guerre, appelle les scientifiques à écrire l’histoire douloureuse qui a endeuillée Kisangani. Dans sa logorrhée, le premier des boyomais n’épargne guère les commanditaires des guerres de Kisangani.

« ...les Rwandais et ougandais n’étaient pas seuls. Ils avaient à leurs côtés des congolais. C’est qui est choquant. Les congolais étaient associés tant du côté Rwandais que Ougandais », s’indigne Jean-Lous Alaso.

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Appelant la population de la ville de Kisangani à immortaliser ce triste événement, le maire de la ville de Kisangani appelé ses dirigés à se désolidariser des méchants qui cherchent à tout prix à  perturber la paix.

« Nous célébrons ce jour non pour nous remettre en colère mais plutôt de prendre conscience et éviter de s’associer aux méchants », lâche Alaso.

Comme le hasard n’existe pas, c’est un ancien dignitaire du RCD (parti politique de la rébellion appuyé par le Rwanda ) aujourd’hui conseiller politique du gouverneur a.i qui représente son chef. Place au mea culpa ? Mussa Kitoko cadre du RCD à Kisangani à l’époque n’en revient pas et craque. Il fait revivre la foule du début de la fameuse guerre de six jours.

« …Ce n’est pas une journée des disputes. Moi votre fils, aîné et votre frère, j’étais l’un des dirigeants du RCD dans la ville de Kisangani lors de cette guerre; nombreux me connaissent », annonce Mussa Kitoko.

Et d’ajouter :

« C’était le jour où nous nous sommes réunis alors que les Rwandais, Ougandais et la Monusco nous ne parlions pas le même langage. Et c’était une rencontre pour chercher l’attente. Des gens venaient de plusieurs nations pour que l’on s’entendent mais en vain. A la fin de la dernière réunion, le chef des Rwandais est parti en nous regardant méchamment. C’est fut la même chose du côté du chef des Ougandais. Nous ne sommes restés que des congolais en présence du feu gouverneur Théo Baruti. Ce dernier me regarda et me demanda comment j’appréciais la chose. Je lui répondu, nous sommes entré en guerre« , témoigne cet ancien du RCD.

Pendant ce temps, au festival au-delà des étoiles, Kyris Kitambo directeur de cabinet du gouverneur intérimaire condamne la barbarie des Rwandais et ougandais sur le sol boyomais.

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Des demandes de réparation et non à la guerre

Furieux, l’élu de la ville de Kisangani Bienvenue Bolongue Limote ne cache pas sa colere. Devant une foule immense, ce jeune député provincial appelle à l’indemnisation et ne veut en aucun cas que ce triste événement refase surface.

« ...Il faut que les belligérants puissent réparer ceux qu’ils ont causé comme préjudice dans la ville de Kisangani ». En plus, nous habitants de la très belle ville, plus jamais la guerre dans cette ville. Cultivons l’amour et la paix pour le rayonnement de notre contrée », a-t-il déclaré.

Les victimes de cette guerre après de nombreux témoignages et exhibition de leurs états physiques, réclament indemnisation et réparation.

En vue de vivre autrement ces spuvenirs macabres de la guerre, des artistes musiciens, comédiens et sapeurs ont égayé le public par différentes prestations. Des scènes qui dans la plupart disent non à une quelconque guerre quelque soit sa forme.

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Kisangani autrefois ville martyre, avait connu en l’espace de 10 mois, trois guerres. Il s’agit de la guerre de  1 jour (août 1999), 3 jours (mai 2000) et celle de 6 jours (du 5 au 10 juin 2000). C’est la guerre de six jours qui fut la plus meurtrière. 6 600 bombes ont été largué par les Rwandais et ougandais qui causèrent la mort de plus de 1 000 personnes en majorité des civils et plus de 3 000 blessés sans compter les maisons et immeubles détruits.

Jean Claude Fundi

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