Landry BOLIMA est avocat de Profession et arbitre à l’Entente Urbaine de Football de Kisangani, EUFKIS. C’est en 2018 qu’il a commencé à officier les matches, mais dans le football des vétérans. Ayant reçu les encouragements de part et d’autre à pouvoir continuer dans le football professionnel, c’est à la fin de l’année 2019, après avoir suivis un séminaire sur les lois de jeu et satisfais au test physique organisé par la FECOFA, Fédération Congolaise de Football Association. Il obtient son brevet, et rejoins l’EUFKIS à la fin de l’année 2020. Aux âme bien nés, la valeur n’attend point le nombre d’années. Deux ans après, la commission des arbitres l’honore.

« J’étais ému des sentiments de joie et de reconnaissance envers les animateurs sportifs qui ont porté leur choix sur ma modeste personne comme étant  révélation de l’année et meilleur arbitre de la saison sportive 2021-2022 ».

Comme dans tout autre métier, le début n’a pas été facile. Landry Bolima a du user  de patience pour apprendre avec humilité. Il a fallu un temps d’observation, surtout des sacrifices pour intégrer l’amicale des Arbitres.

Pour cet arbitre – révélation, les difficultés sont énormes dans ce métier. Déjà avec sa casquette  d’avocat, beaucoup se posent des questions pour savoir comment il s’est retrouvé dans l’arbitrage.

« …Certains ignorants considèrent que c’est un métier nul, réservé aux désœuvrés et ceux qui ont ratés leur vie. Nous faisons face à des contestations farouches face à une catégorie de public sportif très violent, prêt à tout contre l’arbitre, sans parler de la méfiance de certains dirigeants des clubs dont nous sommes victimes. Le manque des installations sportives aux normes internationales pour les entraînements et d’autres préparations ne nous rend pas la tâche facile. Enfin, nous sommes en train de faire de l’apostolat dans ce métier car ce que nous gagnons comme prime ne représente absolument rien… »

Pour mériter la confiance de ses pairs, il n’y a aucune magie dans ce qu’on aime faire, pense – t – il. L’écoute des anciens, la discipline surtout la sérénité et le sérieux dans le travail constituent son secret. Cette récompense, estime l’heureux élu, est d’abord le fruit d’un travail abattu dans la franche collaboration avec les collègues arbitres.

« J’ai beaucoup appris et j’apprends des autres collègues arbitres. J’ai seulement mis du sérieux et l’honnêteté. Il y a eu plusieurs critères dans mon choix. Les autres critères sont la cuisine interne des dirigeants sportifs ».

Arbitre Landry Bolima, au milieu

Landry Bolima compte demeurer et faire mieux dans l’avenir.

« Je suis avocat de Profession. L’arbitrage est une passion pour moi et comme c’est aussi un métier libéral qui n’est pas incompatible à la profession d’avocat, je compte continuer ».

Pour Micky Dunia Lwanga, Président des arbitres, le choix d’un arbitre dépend de deux critères. En premier lieu, l’on tient compte de l’aspect technique et du plan physique. Comment se comporte l’arbitre sur le terrain et comment il se place par rapport aux actions qui se passent sur le terrain. En second lieu, l’on tient compte de l’aspect moral. C’est le comportement de l’arbitre vis – à – vis des autorités, des joueurs et des autres arbitres. Mais aussi la manière dont l’arbitre maîtrise les vingt deux acteurs sur le terrain. C’est un arbitre qui maîtrise l’éthique et la déontologie des arbitres et qui incarne les lois du jeu.

Pour Toto Mulowe, Président de l’Entente Urbaine de Football, la discipline, la qualité de travail, le physique et l’intellect entrent en ligne de compte dans le choix d’un arbitre. Selon lui, si Landry Bolime travaille encore dur, il pourra être le futur arbitre international de la Tshopo.

« Ayant déjà officié les rencontre de la coupe du Congo, mon souci est de le voir arbitrer les matches internationaux ».

La Rédaction