Un vrai faux ou un faux vrai procès contre Alingete ? (Tribune de José Nawej)

RDC, pays sûr, fréquentable où il fait beau vivre et surtout investir. Quel est ce Congolais qui a le pays chevillé au corps et au cœur ne ferait pareil plaidoyer pour son pays ? En particulier, s’il est en opération « séduction » à l’étranger. En l’occurrence aux Etats-Unis d’Amérique.

Pas besoin d’être spin doctor de l’inénarrable patron de l’IGF pour au minimum soupçonner son intention de vendre la marque « RDC » auprès des investisseurs américains. Pas l’once d’un crime de « lèse-intérêt supérieur de la Nation » en cela. Bien au contraire.

Comment ne pas saluer ce « nouveau narratif » pour un pays qui a trop longtemps souffert du Congo bashing et de l’auto-flagellation ? Comment ne pas espérer que « l’image anti-corruption » de Jules Alingete aide à présenter la RDC sous un jour nouveau ? A savoir, celui du passage du cercle vicieux de « pays en guerre, instable et infréquentable » au cycle vertueux de « pays globalement pacifié, stable et fréquentable ».

Qui d’autre mieux que les Congolais eux-mêmes pour parler en bien de leur pays ? « On n’est jamais mieux servi que par soi-même », renseigne l’auteur dramatique français très « siècle des Lumières » Charles-Guillaume Etienne.

Le bémol dans la croisade pro Congo de l’Inspecteur général- chef de service est à trouver dans le poids, la puissance et la charge émotive et historique de la phrase : « la Rd Congo ne peut être considérée comme un pays en guerre ». Les mots ont leur résonnance. Certains plus que d’autres. D’autant que ce qui est dit dépend de ce qu’on entend.

Pas donc besoin d’être exégète pour comprendre que dire, de bonne foi et pour la bonne cause, que la RDC n’est pas en guerre n’est pas perçu de la même manière selon que l’on vit à Kinshasa ou qu’on se trouve à Beni. Pas la peine non plus d’être un initié aux arcanes de la psychanalyse pour subodorer que dans le subconscient collectif des compatriotes qui vivent encore les affres de la barbarie des forces négatives dans l’Est du pays , la phrase de Jules Alingete a de quoi choquer. Même si l’intéressé n’avait pas cette intention.

Reste que ce vrai faux et/ou faux vrai procès contre Alingete se nourrit de la personne clivante et même controversée du numéro 1 de l’IGF. Héraut et héros de la lutte contre la corruption pour certains, coupeur des têtes qui dépassent et qui déplaisent au Prince pour d’autres, expert ès règlement des comptes pour d’autres encore et last but not least tisseur de sa propre toile d’araignée.

De quoi au mieux connoter, au pire brouiller voire déformer tout message articulé par l’homme fort de l’IGF.

José NAWEJ

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